‹ Les populations primitivesChapitre 63 sur 150 · Mat., 2« série, tome XII, 1881, p · texte numérisé non relu

Mat., 2« série, tome XII, 1881, p

3. Mat , 3" série, tome H, 1885, p. 521. Pierre de Goy : Sépultures «nliques en Berry.

avait été déposée avec soin sur une pierre plate reposant elle-même sur un lit de pierres. Au-dessous de ce dernier, une couche de terre brûlée, des cendres, des charbons, des ossements calcinés. Le foyer ainsi formé avait : longueur : i"»,30; largeur : 0"»,70; épaisseur : 0"03 à 0°»,04; il contenait un annelet brisé, des fragments de torque et de bracelet, le tout en bronze à demi fondu et tordu par un feu violent. Sur une des pierres de côté du foyer étaient un fragment d^annelet.

12. — Région occidentale du massif central de la France *. — Il existe un grand nombre de tumulus dans la région du Limousin à laquelle on peut donner comme limites : la lisière du département de la Vienne et de l'arrondissement de Confolens, au nord-ouest; Tarrondissement de Bellac, dans la Haute-Vienne, au nord; le cours de la Gartempe, dans la Creuse, au nord-est; la ligne Ussel, Neuvic, Tulle, dans la Corrèze, à Test ; Tarrondissement de Saint- Yrieix et, dans la Dordogne, une partie de Farrondissement de Nontron, au sud; enfin, à Touest, la ligne joignant Montembœuf, dans le département de la Charente, à Confolens.

Cette région est formée par les collines et contreforts montagneux désignés en général sous le nom de « Monts du Limousin ». Le sol est constitué par des roches granitiques sur lesquelles reposent de minces couches de terre végétale.

L'altitude moyenne est de 300 à 400 mètres et le climat est froid ; aussi la culture ne produit-elle que des céréales de qualité inférieure; en revanche, on y rencontre des landes de bruyère et des plantations nombreuses de châtaigniers.

L'exploration archéologique de cette contrée y a fait reconnaitre de nombreux dolmens, surtout dans les dépar-

l . Martial Imbert. Les anciennes populations du sud-ouest du plateau central^ Paris, 1890.

tements de la Haute-Vienne et de la Creuse ; le plus graod nombre sont groupés dans les régions qu'arrose la Garlempe au nord de ces deux départements. Hais les antiques monuments funéraires les plus communs sont les tumulus.

En fouillant ces tertres, on a reconnu que l'incinération avait été le rite adopté. Le mobilier, en général assez pauvre, se composait de poteries en terre brune : urnes, coupes, petits vases, etc., présentant parfois une décoration élémentaire. Au milieu des cendres et des ossements calcinés étaient des objets en bronze ou en fer, auxquels avaient été joints des instruments de pierre. Les bijoux étaient assez rares ; cependant on a signalé à Troche une llbule en or. Quant aux armes, elles manquent presque complètement.

Comme suite de ces indications générales, citons quelques sépultures à incinération découvertes dans la Haute- Vienne.

Au centre de la forêt de Rochechouart, à 3 kilomètres 600 de cette ville, à 130 mètres a. droite de la route de Cognac (Haute-Vienne), au lieu dil « La Mothe », se trouvent des tumulus '. Ces tertres recouvrent des incinérations; on y a recueilli des urnes cinéraires, des fragments de bronze altérés par le feu, une poignée d'épée en fer, une magnifique lame en silex jaune, une autre pointe en s""- ""■des débris de vases, etc.

Le tumulus de Lascaux *, situé dans la com SaintrCyr, près de la roule conduisant de Saint-1 Sainl-Junien, était entièrement formé de sable [ de la désagrégation du granit. Sur le sol, on a tro gros blocs de quartz recouverts de cendres et de

1. Mat., 3° série, tome II, 1889, p. 442, et 3< série, tomi p. 333. A. Ma»rraDd : Tumulus de la Torét de ftochecbou

Vienne).

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