Mat.,Z' série, lame V, 1868, p. SU
et une grande urne cinéraire entourée de trois vases plus petits.
13. Cantal. — Près de Saint-Flour S la Planèze, grande nappe basaltique, est sillonnée de petits plateaux qui sont recouverts de tonibelles. Plusieurs de ces tertres, depuis longtemps fouillés, ont mis en évidence des monuments de pierre brute encore debout.
Le plateau de Mons (Saint-Georges), situé entre Tancienne route de Paris à Perpignan et les villages de Mons et de Palageac, a été plus spécialement étudié.
M. Delort y a constaté l'existence d'un certain nombre de tumulus qu'il a déblayés. Sous l'un d'eux il a rencontré un dolmen ; sous les autres étaient des sépultures incinérées avec mobilier en métal (fer et bronze).
Ces derniers, hauts de 1",50 environ, dont le diamètre de base variait de 10 à 16 mètres, contenaient des aires de charbon et de terre noire, limitées par des enceintes circulaires de gros blocs de brèche volcanique, de teinte roussâtre. Au-dessus de ces foyers, de fortes pierres plates de même nature formaient une sorte de toit protecteur. Le remblai était d'ailleurs constitué par des pierrailles de basalte accumulées avec beaucoup de terre.
Au milieu des cendres apparaissaient des fragments d'os calcinés, des tessons de céramique et de nombreux débris de fer : poignards, pointes de lance, épée à deux tranchants, à large base, tordue et brisée. Des bracelets de bronze, recueillis dans les amas de charbon, ressemblaient à ceux découverts dans les tombelles des Pyrénées. Une épée en fer, avec pommeau en bronze orné d'incrustations de losanges en fer et un brassard en bronze, semblent présenter des rapports avec le mobilier funéraire de la nécropole de Hallstatt.
I. Mat,, janvier 1878. J.-B.-H. Delort : Dolmen.-i et sépultures hallstaltienncs de Mons.
TRIBUS DU RITE DE l'iNCINÉRATION iH
14. Vaucluse, — Dans un espace d'environ 200 mètres carrés, on a constaté à Sainte-Cécile (Vaucluse) la présence, en douze endroits difTérents, d'ossements humains incinérés, mélangés avec des cendres et du charbon, sans aucune trace de poterie ou de métal *. Chaque dépôt était protégé par quatre ou cinq pierres brutes de moyenne grosseur. Vers le milieu était un tombeau à inhumation.
15. Gard. — Des sépultures incinérées ont été trouvées dans les environs de Nimes ^ Les tumulus qui les recouvraient étaient des amas de pierres calcaires provenant de la formation néocomienne qui constitue le sol dénudé des garrigues. Ces amas, que Ton appelle dans le pays clapasses ou clapiers, ne contiennent pas de terre.
Pour ce motif sans doute, les urnes cinéraires étaient déposées dans des caisses rectangulaires faites en dalles et dont les parois étaient assez résistantes pour protéger le mobilier funéraire.
A côté de l'urne contenant les cendres et les os calcinés du mort ainsi que des fragments d'arme ou d'ornement ayant subi l'action du feu du bûcher, étaient plusieurs spécimens de céramique : cruches, coupes, assiettes, etc. On y recueillit aussi des pesons de fuseau, des perles de collier en verre, des fragments de pendeloque en bronze; enfin, parfois, une épée longue, à lame plate, qui, après avoir été détériorée par le feu, avait été enroulée ou repliée à plusieurs reprises pour qu'il fût possible de la placer dans la cella et même dans l'urne cinéraire.
16. Tatm, — La nécropole la plus importante qui ait été étudiée dans le département du Tarn est celle de Saint- Sulpice. Elle s'étend entre les trois métairies de Gabor, de Borde-Blanche et d'En-Fargou, sur la terrasse graveleuse