Pline. Hist. nat,. VII
TRIBUS DU RITE DE l'INCINÉRATION 167
yeux de sa femme et de son fils. Son corps resta sur le sable. « Philippe \ son affranchi, demeura près de lui jusqu'à ce que les Égyptiens eussent fini de le regarder ; puis, l'ayant lavé avecdeTeau de mer et enveloppé d'une pauvre chemise, il chercha le long de la grève jusqu'à ce qu'il trouvât quelque reste d'un vieux bateau de pêcheur suffisant pour brûler un pauvre corps nu dont la tète avait été coupée... Plus tard, les cendres furent rapportées à sa femme Gomélie qui les déposa dans une de ses terres près d'Albe. »
Les funérailles des premiers empereurs furent faites aussi suivant le rite de l'incinération.
Le corps de Jules César fut brûlé dans le Champ de Mars, auprès du tombeau de Julie ^. Les vétérans légionnaires jetèrent sur le bûcher les armes dont ils s'étaient parés pour les funérailles; la plupart des matrones y ajoutèrent leurs ornements ainsi que les bulles de métal et les prétextes de leurs enfants.
Les sénateurs portèrent sur leurs épaules le corps d'Auguste jusqu'au Champ de Mars où il fut brûlé ^. Les cendres furent déposées dans le Mausolée ^, bâti sous son sixième consulat. Ce monument était un énorme tumulus ^ qui s'élevait à peu de distance du fleuve, au-dessus d'un soubassement en marbre blanc déjà très haut par lui-même. Il fut surmonté d'une statue d'airain représentant César Auguste et recouvrit, avec les restes de ce prince, les cendres de ses amis et de ses familiers. L'enceinte du bûcher d'Auguste, qui était vers le centre de la plaine, fut également bâtie en marbre blanc et protégée par une balustrade en fer.
Tibère fut aussi incinéré ^.