‹ Les porcherons operacomique, en trois actesChapitre 16 sur 72 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

JOL1COURT, M me JOLICOURT.

Prrr !... la voilà partie!...

M œ9 JOLICOURT.

Quelle tête! quel volcan !... ,

JOUCOURT.

Tenez, Vicomtesse, j’enrago d’avoir* cédant au désir de madame de Bryane, amené à Paris cette écervelée, après son année de veuvage.

M me JOUCOURT.

Il fallait bien faire quelque chose pour une parente très-riche, avec laquelle nous vivons...

JOUCOURT.

Dites, qui nous fait vivre.

M me JOUCOURT.

Soit; mais n’est-ce pas de toute justice, après nous avoir privés, par son mariage, des biens de notre vieux cousin, dont nous étions les héritiers?

JOUCOURT.

Oh! grâces à nos précautions, ils nous reviendront, ces biens, jè nous ou à nos enfants.

M me JOUCOURT.

Si nous en avons, Stanislas ! *

JOLICOURT.

t< Nous en aurons, Ernestine. . . nous en aurons, et elle n’en aura pas... Car nous empêcherons toute liaison, toute inclination, tout

LES PORCHEROxNS.

mariage!... pour éviter qu’elle ne se prenne de quelque folle passion, j’écarte tout ce qui se présente pour être admis auprès d’elle !

M mc JOLICOURT.

Vous êtes un vrai gardien du sérail.

JOLICOURT.

Elle ne voit que moi !

M“* JOLICOURT.

Pas le moindre danger.

JOLICOURT.

Si fait, pourtant !

M me JOLICOURT.

Comment !

JOLICOURT.

Je n’ai pu me debarrasser de ce Nabab I

M œe jolicourt, étourdiment.

11 ne vient peut-être pas pour elle 1

JOLICOURT.

Eht

M“ e JOLICOURT.

Je veux dire qu’il vient pour les affaires de la succession de son mari, qui avait des intérêts dans la compagnie des Indes !

JOLICOURT.

Prenez garde, Vicomtesse... C’est un homme bien affreux !

M œe JOLICOURT.

Pas tant!

JOLICOURT.

Rien ne l’effraie... ne l’épouvante !

M ® 6 JOLICOURT.

Ahl ah!

JOLICOURT.

Il ne recule jamais !

M“ e JOLICOURT.

Vraiment !

jolicourt, gaiement.

J’ai vu des choses... C’est charmant!... une petite maison!

M me jolicourt, avec sévérité.

Comment, Vicomte... une petite maison... ( avec curiosité), et vous l’avez vue !... dites moi donc...

jolicourt, se reprenant.

C’est un horreur, ne parlons pas de ça, madame ! Quant à nôtre chère cousine, vous le savez, nous avons inventé une tactique qui doit l’éloigner de toute pensée conjugale 1

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