‹ Les porcherons operacomique, en trois actesChapitre 17 sur 72 · DUETTO · texte numérisé non relu

DUETTO

A ses yeux,

Pour rendre odieux Le ménage Et le mariage.

Entre nous deux,

C’est un tapage,

Un orage Des plus affreux!

jolicoürt, d’un ton aigre.

Laissez-moi l C’est insupportable !

joucouRT, de même.

Ob I ma foi,

Je tous donne au diable !

M m ® jolicoürt. . .

Mais que de façons I

Voyons, finissons...

Et puis, nous nous repoussons !

u me jolicoürt, pinçant, au bras, son mari.

Et puis, nous nous pinçons !

jolicoürt, se frottant le bras.

C’est si bien nature Qu’on croit, je le jure,

Que nous nous détestons...

Mais nous dissimulons l

ENSEMBLE

Plus amants qu’époux,

Aimons, aimons-nous , *

Sans bruit, en cachette.

Loin des yeux jaloux;

Que dans la retraite.

Dérobés à tous.

Ainsi, tête à tête,

Nos plaisirs .sont doux !

jolicoürt, se rapprocha» 1 d . mme.

C’est le soir Qu’il faut nous voi En tête-à-tête,

Ah 1 quelle fête !

m ,uu jolicoürt.

Les jolis mots !

LES PORCHEROÎÏS.

JOUCOOST.

Les doux propos t

M“ e IULICOORT.

U on c<Bur 1

JOUCOORT.

Ma bonne!

M œe JOLICOCRT.

Minet !

JOLICOCRT.

Mignonne l Mon petit cbou !

M me JOUCOORT.

Mon gros loulou I

JOLICOCRT.

Mon cher bijou !

n mt JOLICOCRT.

Mon sapajou !

ENSEMBLE, vivement l’un à l'autre.

Petit chou,

Gros loulou,

Cher bijou,

Sapajou !

Hou I hou ! hou ! hou ,

Dans son transport, Jolicourt embrasse sa femme.

M m8 jolicourt, le repoussant.

Prenez donc garde. Vicomte... Si noire cousine nous voyait!

JOLICOURT.

Ah ! ma foi, tant pis ! C’est pris !...

Page 1