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ETUDE D ENFANT, LITHOGRAPHIE PAR GAVARNI

3i6 LES PORTRAITS DE L'ENFANT.

ne sait rien, qu'il serait bon d'achever sa propre instruction si l'on veut être capable de surveiller celle du petit. Et un beau jour on se remet aux lectures sérieuses et instructives.

Pourquoi tant nous vanter l'éducation anglaise qui isole le petit enfant, l'éloigné des grandes personnes et des ferments de précocité fâcheuse que recèle l'existence des parents ? Si la vie de famille est digne de ce nom, c'est-à-dire fermée à toutes les futilités mondaines, tous les membres de la famille, grands et petits, gagnent à vivre dans une réelle et complète intimité. Les relations s'améliorent : on renonce à telles personnes à cause des enfants. Certains renoncent même à presque toutes les relations qui ne sont pas absolument amicales ou nécessaires. Et dans une vie aussi inutilement encombrée que la vie moderne, déblayer n'est pas regrettable. Non seulement on renonce au monde qui n'est pas un bien, mais on renonce aussi au théâtre qui fait abandonner les enfants aux soins des domestiques.

La peinture et la sculpture méritent au contraire toutes les faveurs des

parents qui doivent aux artistes la joie de pouvoir conserver l'image chérie de leur petit monde. Ils n'y manquent pas.

Avec une telle passion pour les enfants, il eût été bien extraordinaire que les arts ne fussent pas convertis à la grâce puérile. Le fait est qu'on n'a jamais vu en plus grand nombre des portraits d'enfants. La photographie, pourtant si aisément prolifique, ne suffit pas. Les expositions de peinture nous conduisent dans tous les milieux familiaux. Le portrait d'enfant a gagné les couches inférieures de la société; il est entré partout.

La charité, devenue si attentive, si préoccupée de l'enfance, buste en marbre, par Augustin more au- va ut hier. a également porté l'attention

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