SCULPTURE
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ANTIQUITÉ ET MOYEN AGE. i7
ritable qui, nous faisant recueillir les nouveau-nés les plus infirmes, s'enorgueillit de leur conserver une existence parfois misérable? Contentons-nous d'admirer les beaux résultats que les Grecs obtenaient ainsi.
« Les Spartiates, dit Xénophon, sont les plus sains de tous les Grecs, et l'on trouve parmi eux les plus beaux hommes et les plus belles femmes de la Grèce. »
Dès que l'enfant commence à marcher, on l'exerce, on l'assouplit, on le dresse avec méthode, et cette sévère discipline durera toute sa vie.
Chaque homme libre, chaque citoyen doit être un bon soldat, capable de bien défendre son pays; il doit être aussi un bel homme connaissant l'art des belles poses et des jeux violents. La vie civile était une fête perpétuelle, une suite de cérémonies en l'honneur des dieux, des morts, et des vivants vainqueurs dans les combats et dans les jeux. Et comme chacun avait son rôle dans ces cérémonies — véritables défilés de féerie, de ballet ou d'opéra — comme la population entière y prenait part, à la façon des villageois d'Oberamergau jouant solennellement les scènes de la Passion, il fallait de longues études préparatoires.
A l'âge de sept ans, les enfants étaient distribués en compagnies comme des enfants de troupe. On leur apprenait la gymnastique, la danse, le chant.
« Les jeunes gens d'un même quartier, dit Aristophane, lorsqu'ils allaient chez le maître de cithare, marchaient ensemble dans les rues, pieds nus et en bon ordre, quand même la neige serait tombée comme la farine d'un tamis. » Ils couchaient sur des roseaux, mangeaient peu, se battaient beaucoup, faisaient un véritable apprentissage de soldat.
Hérodote raconte (livre VI, ch. exix) la visite d'un jeune Grec à Sicyone chez le tyran Clisthène qui voulait marier sa fille. Le jeune homme, pour montrer sa belle édu-