‹ Les portraits de l'enfantChapitre 5 sur 161 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Celle ci est peut-être, avec les Écoles Flamandes, la plus belle école de portraits d'enfants; on estimera certainement quelle est la plus agréable, grâce aux charmants babys que peignirent si lestement les Gainsborough , les Reynolds, les Raeburn, les Romney, les Lawrence, les Hoppner....

Les dernières pages sont consacrées à notre époque ardente, inquiète, où les arts plus sensibles et F Enfant plus précoce déterminent une production plus pittoresque et

plus abondante que jamais, où nous avons à côté de croquis dus-à Gavarni, les délicieux dessins d'Ingres et les prestigieuses peintures des Baudry, des Ricard, des Chaplin, où de frais visages s'égayent d'une grande diversité de physionomie et de costumes, dans des œuvres d'artistes contemporains, Besnard, Jacques Blanche, Bonn al, Bouguereau, Carrière, CarolusDuran, Flameng, Sargent, d'autres encore....

Et de même que nous aurons étudié la vie et le caractère de la jeunesse du temps passé, nous consacrons quelques lignes à nos gentils contemporains, à leur existence qui, par les soins plus éclairés des parents, doit réaliser les vœux que formaient tout bas les enfants d' autrefois quand ils rêvaient aux fées des légendes, marraines secourables et généreuses.

Cette étude n'eût pas été complète si, à l'examen des principales œuvres inspirées par l'Enfant, nous n'avions joint, pour finir, quelques mots sur la vie particulière de ces œuvres elles-mêmes et conté brièvement l'histoire d'un portrait d'enfant, les séances chez le peintre, la torture de la pose, les scènes dont l'atelier est le théâtre quand il s'agit d'obtenir

Page 1