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l'esprit des mondains

La cour n'est jamais dénuée d'un certain nombre de gens en qui l'usage du monde, la politesse ou la fortune tiennent lieu d'esprit, et suppléent au mérite (1). Ils savent entrer et sortir ; ils se tirent de la conversation (2) en ne s'y mêlant point; ils plaisent à force de se taire, et se rendent importants parun silence longtemps

(3) Eglise : la chapelle du château de Versailles, où le roi entendait tous les jours la messe.

(4) Appliqués au roi : c'est-=à-dire préoccupés continuellemeût du roi.

(5) Itiutile de dire que c'est Versailles.

(6) La Bruyère nous parle de la cour comme d'un pays lointain où de rares voyageurs auraient seuls pénétré, et s'il en détermine la situation par rapport aux Irocjuois et aux Hurons; c'est pour bien marquer qu'entre la barbarie des uns et la civilisation des autres, il ne constate pas au point de vue moral une notable dififérence.

(1) Les exemples ne manquent pas de ces courtisans qui, en fait d'intelligence, n'ont qu'un certain vernis; Les clefs citent Bontemps et le marquis de Dangeau.

'2) Ils se tirent de la conversation^ comme on dit : se tirer d'affaire ou se tirer d'embarras. Le sileiite est l'esprit des sots.

soutenu, ou tout au plus par quelques monosyllabes; ils payent de mines, d'une inflexion de voix, d'un geste et d'un sourire : ils n"ont pas, si je l'ose dire, deux pouces de profondeur; si vous les enfoncez, vous rencontrez le

tuf (3).

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