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L INSAISISSABLE

Les couleurs sont préparées, et la toile est toute prête (1); mais comment le fixer, cet homme inquiet, léger, inconstant, qui change de mille et mille figures? Je le peins dévot, et je crois l'avoir attrapé (2); mais il m'échappe, et déjà il est libertin. Qu'il demeure du moins dans celte mauvaise situation, et je saurai le prendre

'i Joli, impliquant une physionomie efféminée, est une critique. ô La iiioil<'T,ition doucereuse de l'épigramme est comme une garan tic ap)par<M]fo do son exactitude.

(l) De larges canons : morceaux de toile attachés aux genoux e qui tomliaicnt sur les jambes.

12) Libertin: non pas débauché, mais libre penseur. Sens fréque n au xvii' siùele.

(.1) Son impiété n'était donc ni pins réfléchie ni plus volontaire que sa dévotion.

(1) Voilà de ces métaphores qui révèlent immédiatement le peintre dans l'écrivain.

(2) Attrapé, comme on dit : attraper la ressemblance.

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dans un poini do diTÔglomcnt de cœur et d'cspril (3) où il sera reconnoissable; mais la modo [irosse, il est dévot (4).

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