‹ Les ports de la Basse-LoireChapitre 1 sur 36 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Si, à Nantes, dont les maisons se pressent sur les rives de la Loire, sur les îles, sous le lacis ténu des vergues des voiliers, des cheminées des vapeurs, tout évoque un long passé de gloire et de richesse économique, à Saint-Nazaire qui, correctement, borde les grands bassins à flot et semble faire appel, par delà le <( Boulevard de l'Océan », aux lointaines Amériques, c'est un récent et brillant essor qui s'affirme. Deux villes, deux ports bien différents, très dignes, chacun pour sa part, de retenir l'attention de quiconque s'intéresse à la vie maritime de notre pays.

Mais aussi deux ports, deux villes qu'il devient de plus en plus impossible de séparer dans toute étude économique ; deux villes-sœurs, étroitement solidaires, et qui, à mesure qu'elles prenaient mieux conscience des différences mêmes que la nature et les circonstances imposaient à leur fonction relative, se sentaient plus intimement unies dans leurs aspirations, dans les espoirs légitimes d'une énergique volonté.

Sans doute, Nantes, qui déclinait au milieu du XIXe siècle, s'émut de l'apparition de Saint-Nazaire ; sans doute Saint-Nazaire s'inquiéta lorsque les Nantais prétendirent revivre et débloquer la Loire à leur profit. Mais ce sont lointains nuages vite disparus à l'horizon. Tout progrès de l'un des deux ports profite à l'autre ; le grand port de navigation et le port indus-

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