‹ Les ports de la Basse-LoireChapitre 2 sur 36 · VI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS

triel ne peuvent guère vivre l'un sans l'autre, qu'il s'agisse d'arrivages de matières premières ou de la fourniture du fret de sortie.

Au fond, ce que nous offre la Basse-Loire, c'est un port, qui réunit les conditions admises pour la prospérité d'un grand port de commerce : avant-port en eau profonde (Saint-Nazaire), capable de construire et de réparer ; arrière-port (Nantes), bien outillé pour l'industrie, bien desservi par voie ferrée et par voie d'eau ; tous deux reliés par la Loire maritime.

Au reste, dans un avenir qui ne semble pas très éloigné, la Basse-Loire tendra à se transformer en une grande rue d'usines que l'on suivra, du « quai de la Fosse » à la rue « Ville es Martin » comme on parcourt la grande artère qui vivifie une même cité. Ainsi, s'exprimera, dans la réalité immédiate, l'union qui s'est établie depuis longtemps dans les esprits, dans les volontés, et qui ne saurait que s'affirmer davantage.

Car la Basse-Loire attend une prospérité nouvelle. En façade sur l'Océan et capable, d'autre part, de se relier jusqu'à l'Europe centrale, cette région, au cours de la guerre, a beaucoup appris à soi-même et aux autres et peut beaucoup espérer. Or, elle le veut. Peu de pays, en France, ont manifesté, comme celuici, une tenace volonté de vivre et progresser, par effort personnel. Que de fois Nantes, menacée de ruine, a-t-elle su trouver en elle-même de ces initiatives qui, en sauvant un port, accroissent le patrimoine du pays tout entier ! Avec quelle ardeur Saint-Nazaire s'estil appliqué à tenir ce qu'on pouvait attendre de lui 1 Spectacle singulièrement réconfortant qui se poursuit sous nos yeux après la Victoire et qui permet de prévoir de fécondes conséquences au travail remar-

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