‹ Les Ports FrancsChapitre 100 sur 109 · M. Trouillot, op. cit., p · texte numérisé non relu

M. Trouillot, op. cit., p

installation pour la réparation des bateaux, qu'il attirera nécessairement tous les navires importateurs ou exportateurs, sûrs d'y trouver en même temps que du trafic, les moyens de se faire réparer. Tel qui aura besoin d’une pièce de rechange pour ses machines, la trouvera 11, franche de tout droit de douane, alors que dans le port non ouvert, 1l aura à payer ce droit de douane. Perte, soil dit en passant pour l’industrie nationale de la construction, perte surtout pour le port non libre qui verra son trafic aller chez son voisin.

« On en arrivera forcément à ceci, qu'il faudra finalement accorder la franchise à tous les ports, sous peine d’injustice. Alors, voilà « compromis », de l’aveu même de M. Trouillot, « les avantages que le pays est susceptible de retirer de cette institution (1) ».

Le principe de la franchise admis, il faut désigner les ports qui jouiront de ce privilège :

M. Artaud comme aussi M. Amiot reconnaissent que le choix de Marseille comme port franc sur la Méditerranée s'impose : depuis deux mille cinq cents ans, Marseille, peuplée par une race éminemment colonisatrice et commerçante, a toujours vu affluer vers ses môles, les navires de tous les points du monde et l'on peut dire qu'une siluation commerciale qui a pu traverser sans rien perdre de sa prééminence, les vicissitudes politiques de 25 siècles et six changements de nationalité, a donné une preuve indiscutable de sa supériorité sur les autres (2).

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