Réforme économique 9 juillet
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importées où exportées, on veut rechercher l'importance du tonnage des navires entrés el sortis dans les ports français pendant la période protectionniste, on arrive aux constatations suivantes :
En 18992, le tonnage des navires ayant fréquenté les ports français était de 22.282.000 tonneaux de jauge. Il s’est élevé depuis jusqu’au chiffre de 31.245.000 tonneaux pour l’année 1900, soit une augmentation de 40 pour cent.
€ A considérer l’ensemble des ports français, il n’est pas exact de dire qu'ils aient eu à souffrir du régime protectionniste ».
Ces constatations, que nous donne la statistique, ont été poussées plus loin et on a voulu chercher si les doléances particulièrement vives de Marseille et de Bordeaux pouvaient se justifier.
Or, pour Marseille, le (tonnage des navires avant fréquenté le port était de 6.413.400 tonnes en 1892, il est passé à 8.734.800 tonnes en 1900, soit une augmentation de 36 0/0. Si on se préoccupe uniquement du tonnage des marchandises, les résultats n’ont pas été moins satisfaisants et l’on constate que de 3.908.000 tonnes en 1892 le mouvement de ces marchandises est passé à 5.074.000 tonnes en 1900, soit une augmentation de 29,8 pour cent.
Pour Bordeaux, une démonstration analogue serait aisée et l’on arriverait à constater dans le tonnage des marchandises importées et exportées une augmentation de 20,3 pour cent.
Il est donc peu exact de dire que le régime douanier
de 1892 ait été pour nous une cause de décadence et à ceux qui pour l’anéantir en partie vantent les mérites de la zône franche, nous répoudrons : cette institution nuirait plutôt à notre commerce extérieur ; M. Marcel Dubois le disait en février 1901 à la Société d'Economie Politique Nationale, la franchise « créerait un privilège pour la marine marchande étrangère, pour les matières premières de toutes natures et à tous degrés importées du dehors, mais associerait, il est vrai, à ces privilèges, les Français qui sont à portée de le faire. C’est dire combien seraient lésés nos groupes de producteurs des provinces de l’intérieur ; on constituerait ainsi une France du dedans, agricole, industrielle, produisant, mais pour laquelle, cette barrière de franchise serait un empêchement de vendre au dehors, puisque ses charges seraient comparativement plus lourdes : par là les ports francs seraient un obstacle au libre-échange, conséquence assez curieuse ».