Îd:, art. 15, 4, T4 Nart
doit toutefois lui conserver sa nalure et aussi ne pas la traiter par le feu, car l’administration, craignant les incendies, en a prohibé l’usage. Au dire de M. le Consul général de France (1), les opérations les plus courantes consistent dans le « polissage, le nettoyage, le classement en vue de la formation d’un type » des cafés, du sucre, du poivre et des autres denrées coloniales. En manipulant ainsi, le commerçant ne cherche pas à se faciliter la réexportation ; il veut seulement diminuer les droits qu'il aura à payer à l’importation. & La réexportation ne porte à peine que sur un sixième, et les cinq sixièmes restants entrent à la consommation, débarrassés des pierres, terres et corps étrangers qu'ils contenaient (2). »
Le deposito franco reçoit aussi les peaux brutes ; mais, nombreuses sont cependant les marchandises prohibées : ce sont d’abord les marchandises dont le monopole est réservé à l'Etat, puis les poudres inflammables et autres substances explosives, le phosphore, le soufre, les goudrons, les alcools, les salaisons et les fromages, les armes interdites par la loi de sécurité publique, les cartes à jouer, les articles d’orfèvrerie, les cannes, ombrelles et parapluies, les objets de quelque matière que ce soit, mais déjà usagés, tels que les vêtements, le linge, les chapeaux, les cravates et les chaussures, les substances insalubres, et enfin celles qui dégagent une mauvaise odeur (3).