Règlement douanier, op. cit., art
quelle règle devra alors suivre la douane, si un commerçant, par exemple, mélange des cafés de l’une et de l’autre catégorie ?
« L'administration nous a fait connaître qu’elle n'avait Jamais eu à résoudre cette question en fait, l'importation de ces denrées étant à peu près impossible, par voie de terre, vu la différence des droits et celle des frais de transport. Mais, elle a ajouté que, le cas échéant, elle suivrait la marchandise surtaxée dont le mélange avec la marchandise de mer serait interdit (4) ».
L'huile soulève les mêmes difficultés : selon la graisse ou le fruit dont elle est extraite, elle paye des taxes différentes. Or le commerce les mélange ! L’administration surveille et applique, comme le fait la douane française, « au mélange obtenu, le droit le plus élevé ».
Les vins d'Italie jouissant d’un traitement de faveur, la même question se présentait encore : l’administration a simplement interdit le mélange des vins italiens avec ceux d’une autre provenance. De plus, ces vins doivent être portés dans des entrepôts spéciaux. Quant au vinage, il n’est permis qu'avec des alcools du pays et encore sous la surveillance de la douane !'Si le mélange est exporté, l'alcool ne paye rien ; s’il est importé, il est soumis à la taxe.
L'Industrie n’a que peu de place à Trieste : la raison en est dans l’exiguité du terrain qu’occupe la zône fran-
che et non dans une défense législative, aucun texte ne
4. Pour plus de détails voir Chambre de Commerce de Marseille, op. cit., p. 12 à 22.
s’y opposant. Il n’y a guère que deux grosses usines.
La plus importante appartient à une Société au capital de 300.000 florims ; elle fait subir au café les différentes opérations du nettoyage, du triage, du lustrage et de la coloration. Très prospère, elle travaille 300.000 sacs de café par an en moyenne, et occupe un nombre considérable de femmes.
La seconde, fabrique un produit spécial appelé cérésine, provenant de la distillation du pétrole autrichien. La cérésine ne peut être consommée comme cire que si elle est mélangée avec de la parafine américaine, laquelle à l'importation payerait un droit de 8 florins.
Cette industrie, bien rudimentaire, pourrait d’ailleurs s'exercer en territoire douanier sous le régime de l’admistion temporaire ; elle est venue dans le port franc par pure économie : « grâce à la vapeur que lui fournit la chaudière du port », elle procède à peu de frais € à un travail qui consiste uniquement à fondre les deux produits, à les mélanger dans des proportions déterminées, après les avoir débarrassés de leurs impuretés, et à verser le mélange dans des moules ».
Il existe encore dans le port france une petite fabrique de fruits confits et une usine peu importante se livrant à la pasteurisation de la bière pour l'exportation.
Dans le port franc réservé au pétrole, certaines manipulations sont permises ; c’est ainsi que le pétrole brut, arrivé de Russie ou d'Amérique, peut être mis en maga-
sin où en citerne, mais il n’y est pas raffiné (1).
1. Comme cela a été parfois prétendu. « Il existe bien une raffi-
a AT
Les importations de pétroles étrangers diminuent cha: que année à Trieste. Depuis un an, aucun navire chargé, de ce produit, n’y est entré : la Galicie fournit maintenant aux raffineurs autrichiens le pétrole dont ils ont besoin. Grâce aux droits élevés qui frappent le pétrole venant de Russie où d'Amérique, grâce aussi au bas prix des transporis par voies ferrées, le pétrole indigène coûte moins cher : c’est la raison pour laquelle la zône franche réservée à ce produit est de plus en plus abandonnée.
Les progrès du port de Trieste, bien que peu sensibles, sont cependant continus (1) ; le Gouvernement autrichien les trouve insuffisants encore, et voudrail voir son commerce preudre un développement plus rapide. Pensant avec raison « qu’un port ne prospère qu’en multipliant et en améliorant ses moyens de communication avec l’intérieur », il vient de voter la construction de 4 nouveaux tunnels destinés à augmenter son rayonnement et sa force d'expansion. Il subventionnait en même temps la Compagnie de navigation le Lloyd autrichien lui permettant ainsi de donner aux commerçants de Trieste de meilleures conditions.
nerie de pétrole voisine du port franc, mais, si proche qu'elle en soit,
elle est située sur le territoire douanier et soumise dès lors au droit
commun ». Chambre de Commerce de Marseille, op. cit., p. 18. 4. Voir le Mouvement du port de Trieste, p. 118.
Mouvement du port de Trieste (1).
Mouvement du port Valeur du commerce (a) ’ nt RTE PR ler PE Le. Se [ee | Be imp | run
navires navires JOSORS e » » 212.202 | 246.999 | 459,201 RO RME Eee 7.873 |1.471.464| 323.888 | 376.200 | 700.088 ASIE RS CCR 7.835 11.474.865 » » »