‹ Les Ports FrancsChapitre 68 sur 109 · Chambre de Commerce de Marseille, op. cit., p · texte numérisé non relu

Chambre de Commerce de Marseille, op. cit., p

des vins, même sous clef de douane, sauf une allocation de 2 0/0. Ces mesures sévères soulèvent les plaintes des négociants en vin. À les entendre, ne pouvant approprier le vin au goût du consommateur, il n'y a pas d’exportation possible. Comme le dit en terminant le rapporteur de la Chambre de Commerce de Marseille, « selon le point de vue auquel on se place, ces plaintes seront fondées ou non. »

Cette phrase résume à elle seule toute la question des vins dans les zônes franches : faut-il sacrifier le producteur au commerçant ? En Hongrie l'Agriculture a eu gain de cause. C’est pour la favoriser encore que nous voyons au wilieu du port franc des silos à blés, déjà anciens. Contrairement à ce que nous avons vu à Hambourg, à Coperhague et ailleurs, ils ne sont point destinés aux céréales étrangères, mais bien aux blés, aux maïs, aux orges venus de la plaine hongroise pour l’exportation. Les silos sont nationalisés et les produits qu'ils renferment peuvent ainsi, sans payer de droits, rentrer sur le terriloire douanier.

Dans le port franc, l’industrie n’est représentée que par quelques moulins à poivre et une usine travaillant le café qui semble peu prospère.

Fiume possède aussi un dépôt de pétrole situé loin de la ville : il n’y est pas entré de chargements depuis deux ans; cela vient, comme nous l’avons déjà remarqué à propos de Trieste, de la tendance qu'ont les raffineurs à employer le pétrole de Galicie qui leur revient à moins cher.

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Le mouvement du port de Fiume (1) était, pour les

entrées et sorties,

En 1897 de 20.582 navires jaugeant 2.701.459 tonnes

Si le tonnage des navires tend à augmenter comme l’altestent ces chiffres, 1l ne faut pas en conclure que dans le port franc de Fiume l’activité soit bien grande.

Fiume est devenue en effet « un énorme marché de bois ». «Le Gouvernement hongrois, grâce au système des zônes et au bas prix des tarifs de chemin de fer, permet l'exploitation des forêts de la Bosnie, de l’'Herzégovine et le transport à Fiume de leurs bois et de leurs donnelles ». C'est ainsi que «ce qui entre dansel port de Fiume et ce qui en sort, ce sont surtout les produits du sol de l'Empire.

Il n'en est pas moins vrai toutefois que le port franc concourt à la prospérité de Fiume, prospérité assurée tant que durera l'exploitation intensive des forêts en Autriche-Hongrie, mais qui, celle-ci terminée, devra,

pour durer, chercher d’autres voies » (2).

4. Chiffres empruntés au rapport de M. Muzet, op. cit., p. 69. 2. Chambre de Commerce de Marseille, op. cit., p. 27.

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