M. Muzet, op. cit., p
2. Déposition faite le 24 juin 1903 par M. A. Artaud, président de la Société, devant la Commission parlementaire du Commerce
Le texte de l’article 5, comme aussi les prétentions émises par la « Société pour la Défense du Commerce de Marseille », nous confirment dans notre opinion que si nous avons des ports francs en France, lexterritorialité sera pour nous un danger.
En 1814, on envisageait déjà ainsi la question en France, et à la Chambre des députés, le5 décembre, M. de Francoville disait à propos de Marseille dont on demandait alors la franchise : « L’affranchissement du port de Marseille sera dès lors un port qu'acquierreront sur Îles côtes de France, l'Angleterre, la Hollande et tous Îles pays qui se livrent au commerce, pour y rivaliser avec notre industrie, mettre en concurrence leurs produits et leur procurer au sein de la France et par la médiation de ses propres commerçants de nouveaux débouchés ».
Aujourd’hui, la Chambre de Commerce d'Amiens pense encore que « des établissements industriels seraient certainement fondés par des élrangers dans les zônes franches et que cette concurrence produirait les effets les plus désastreux pour nos industries similaires ».
C’est aussi l’avis de la Chambre de Commerce du Tréport, qui prétend que l'immigration d’éléments étrangers se produira falalement au détriment de nos compatriotes » et elle ajoute: « Nous assistons actuellement en Europe, voire même en Amérique, à la réaction qui s’oppose dans le monde commercial et industriel, à
et de l'Industrie, sur le projet de loi portant création de zûônes franches. :
l'absorption des affaires par ces « trusts » gigantesques qui bouleversent la loi des échanges. Il est de toute évidence que la création des ports francs, favoriserait dans notre pays l'éclosion de ces « trusts » en vue de l'exploitation même de ces ports ». Elle conclut en protestant « énergiquement contre l'établissement de ports francs et de zônes franches dans la Métropole (1) ».
À. Môme sens. Chambre de Commerce de Béthune : « L'industrie étrangère viendra s’y implanter et faire une concurrence redoutable à nos produits nationaux ».