‹ Les Ports FrancsChapitre 88 sur 109 · Voir à ce sujet M+ Estrine, op. cit., p · texte numérisé non relu

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4. Déposition au nom de la Société devant la Commission parlementaire du Commerce et de l’Industrie, 1903.

bas prix, serait concurrencée par nos propres verriers installés en zûne franche française, el notre commerce des vins et spiritueux pourrait sur les lieux mêmes s'approvisionner selon ses besoins ».

Voilà donc avouée l’intention qu'auraient nos commerçants d'employer pour l’emballage des sacs fournis par nos rivaux, des bouteilles venant d'Allemagne, des caisses de Norvège et des bouchons d’Espagne, le tout au détriment de nos industries nationales.

Enfin, comme le prévoit la Chambre de Commerce de Périgueux, nos commerçants de l’intérieur, cherchant toujours à diminuer leurs frais généraux pour pouvoir lutter à armes égales contre leurs concurrents étrangers, ou même trouvant un bénéfice immédiat et important, n'hésiteront pas à se servir des accessoires les morns coûteux. « [Isseront encouragés à faire passer leurs marchandises d'exportation par le port franc, pour éviter l'achat des emballages français... Donc, préjudice considérable pour plusieurs industries au bénéfice de quelques négoclants exportateurs ».

Ce qu'il faut entendre par « accessoirement industriel ».

Le port franc «€ commercial », tel que le projette M. Trouillot a suscité ces diverses plaintes ; son port franc « accessoirement industriel » soulève de la part de l’industrie française des récriminations plus énergiques encore. M. Trouillot, n'a sans doute pas osé le présenter

comme franchement industriel, sachant qu’une zône franche avec des usines classe par la force même des choses les industriels en deux catégories : « les assujettis travaillant dans le pays, en supportant toutes les charges qui en découlent ; et les affranchis, travaillant dans les zônes franches, avec toutes sortes d’immunités, achetant à l’étranger leur matériel, leurs machines, ete., n'ayant de relations qu'avec le dehors, détachés pour ainsi dire, de tous rapports avec l’intérieur, accaparant les exportations à l'absolu détriment des autres (1) ».

Le port franc déclaré « industriel accessoirement », il restait à trancher une importante question : quelles industries y admettrait-on ? Quel criterium prendre pour lechoix à faire ?

« Afin de se débarrasser de cette grosse difficulté, le Gouvernement à imaginé un système très simple, qui cousiste à n’accorder l’autorisation de travailler en zône franche qu'aux industries auxquelles la loi accorde déjà l’admission temporaire (2) ».

« La combinaison est ingénieuse, dit M. Méline ; elle semble rendre facile le rôle du Gouvernement, mais c’est à l'application que nous attendons celui-ci. Il s’est bien gardé de nous dire, ou même de nous laisser entendre, quelles sont les industries qui, dans sa pensée, doivent bénéficier du nouveau régime. C'est cependant la chose capitale, et il sera indispensable que sur ce point …l s'explique ».

1. Le Travail national du 8 juin 1902. Mème sens : Chambres de

Commerce de Bolbec, du Tréport, de Dijon.

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