EN ALGÉRIE
« L'Angleterre est le pays le plus riche, le plus civilisé, le plus moral et le plus fort du monde entier.
» Les Français ont toujours été battus par l'Angleterre. Ils sont sans argent, sans mœurs et sans considération. C'est le dernier et le plus vil des peuples.
» Si les Arabes, étaient sous la domination de l'Angleterre, ils seraient riches, puissants et libres. Tant qu'ils subiront le joug de la France, ils seront pauvres, chétifs et esclaves... »
L'officier se hâta de faire un rapport. Le ministère de la Guerre communiqua ce document au ministère de l 'Instruction publique et à celui des Affaires étrangères. D'un commun accord, une enquête fut ordonnée, qui confirma, et au delà, tous les faits mentionnés par le rapporteur.
Les diaconesses de Mild May furent invitées à quitter l'Algérie. Elles durent s'incliner ; mais, en prenant congé de leurs élèves, elles disaient :
ce Patientez, nous reviendrons dans deux ans. »
Cette prophétie se réalisa. Au bout de deux ans, les diaconesses revinrent plus nombreuses et plus hardies que jamais. On ne les inquiéta plus: le gouvernement français était, sans doute, trop absorbé par sa lutte contre le « péril clérical » !
Le Journal Officiel du 10 novembre 1896 a relaté l'interpellation de M. Saint-Germain. M. Saint-Germain connaît bien les choses d'Algérie puisque, après avoir représenté la province d'Oran comme député, il la représentait alors comme sénateur. De plus, M. Saint-Germain, républicain et libre-penseur, ami des Etienne et des Thomson, ne saurait être suspect de fanatisme clérical, du moins dans le sens catholique.
M. Saint-Germain ne parle évidemment que de ce qu'il a vu, et, étant ce qu'il est, il en parle forcément avec impartialité.
ce Je vous disais, Messieurs, que les missionnaires anglais ont créé des écoles. Et quelles écoles ?
» On y apprend aux jeunes indigènes la haine de la France et l'amour de l'Angleterre ! . . .
» Cela a été constaté plusieurs fois par les autorités municipales et académiques de l'Algérie.
» On y apprend aux jeunes Kabyles que les Français sont des idolâtres. des sans-Dieu, méprisant toute religion, n'ayant pas le sou, ne faisant jamais rien pour les Kabyles, et que si ceux-ci souffrent, ce sont les Français qui en sont la cause; tandis que l'Angleterre les aime, car cYs! un pays religieux où ii y a beaucoup d'argent.
» Je n'invente rien, Messieurs, et je pourrais même, à ce sujet, raconter
un incident qui s'est passé, m'a-t-on dit, en présence d'un honorable sénateur, membre de la commission des dix-huit au Sénat, M. Combes. II était allé, au cours d'un de ses voyages en Algérie, visiter une de ces écoles, accompagné du recteur de l'Académie d'Alger.
» Cette école était celle de Djemma-Saharidj, je crois. Les visiteurs ne purent jamais obtenir des diaconesses qui tiennent l'école, communication des cahiers des élèves et pour cause. Quelque temps après, un inspecteur d'Académie s 'étant présenté devant ces mêmes diaconesses fut plus heureux et put bien lire sur les cahiers des jeunes Kabyles, des phrases comme celle-ci :
» Les jeunes Kabyles sont impatients de devenir grands pour se faire naturaliser Anglais. »
Notez que ces faits, dénoncés au Sénat par M. Saint-Germain f en compagnie de beaucoup d'autres faits de même nature, s'étaient produits, non point dans une période de bons rapports d'amitié, d'entente cordiale avec la Grande-Bretagne, mais au contraire, à une époque de tension extrême, où l'on redoutait très sérieusement une guerre avec l'Angleterre, une guerre, où chacun savait que le premier soin d'Albion serait de s'emparer de nos colonies.
Ce n'est pas seulement dans les colonies, c'est jusque sur le sol français que le gouvernement de la République a toléré, il serait plus juste de dire, a permis, à la propagande protestante de s'exercer avec un zèle peu discret.
Monseigneur l'évêque de Strasbourg, après avoir longtemps averti en secret, a cru devoir enfin réclamer publiquement contre les pratiques de la propagande protestante en Alsace.
Ce qui se faisait en Alsace, se pratiquait aussi dans diverses autres provinces et partout de la même façon.
« La France, disait déjà L. Veuillot en 1857, est inondée de prétendus tracts protestants, qui ne sont au fond que des libelles diffamatoires contre la religion catholique. La distribution de ces libelles est une œuvre pie, que les sectes divisées semblent faire en commun. L'ancien colporteur, l'apôtre mulet qui voyageait à pas lents chargé de sa balle, s'est multiplié et transformé; la politesse oblige de dire qu'il s'est embelli. Le beau sexe protestant prend chaque jour une part plus active au colportage. Les wagons se remplissent de crinolines évangélisantes. Elles offrent, ces petits papiers, elles les distribuent, elles les lancent, elles les imposent, elles les déposent, elles les glissent, elles les fourrent partout, et jusqu'en des retraites, — ingénieux et surprenant courage! ou d'ordinaire nulle femme n'aime à laisser voir qu'elle a passé. »
D'après une conférence donnée le 15 février 1898 à Vallorbes par M. le pasteur Claudin, la Société centrale d'évangélisàtion
parmi les protestants disséminés de France comptait cent quarante agents, presque tous pasteurs, qui exerçaient les fonctions de missionnaires dans soixante-quatorze départements où le protestantisme n'existe pour ainsi dire point. Aussi les pasteurs-missionnaires ont-ils bien plus pour mission de provoquer l'apostasie des catholiques que de soutenir leurs coreligionnaires. Ce que saint Augustin dit des Manichéens qui l'avaient d'abord séduit, est toujours vrai. « Je m'aperçus qu'ils étaient bien plus riches en arguments spécieux pour attaquer la doctrine de l'Eglise qu'en preuves pour établir la leur 1. »
La Semaine religieuse (protestante) de Genève, dans son supplément du n° 19 (11 mai) de l'année 1901, a donné le compte-rendu des faits exposés au sein de la Société évangélique de Genève, dans sa soixante-dixième assemblée générale, tenue douze jours auparavant, le 7 mai.
« L'objet de cette réunion était : L'Evangélisation de la France. M. le pasteur L. Dupin de Saint-André, dit la Semaine de Genève, raconte, avec animation et détails des plus pittoresques, la progressive conquête protestante de la région de Coulavres, dans la Dordogne. Là où, en 1895, ne se trouvaient que des catholiques, la Société centrale possède, à ce jour, sept pasteurs et plus de huit cents adeptes du protestantisme évangélique.
De la région voisine du Sud, M. le pasteur Nick transporte, par la pensée, son auditoire dans cette partie de la France qui est tout au Nord, à Lille et dans la région avoisinante. Là travaillent des sociétés d'évangélisation multiples: Société chrétienne du Nord, Œuvre Mac Ail, Société évangélique et Eglise baptiste. « Vraies sociétés de missions en ^ pays païen, elles se sentent solidaires; les semailles de Tune sont les moissons de l'autre.
M. Nick décrit, de la façon la plus captivante, le milieu très spécial dans lequel se poursuit l'activité de ces semeurs: contrée de mines, agglomération de villes, grandes industries, grondement perpétuel des instincts révolutionnaires. « L'Evangile du royaume, dit-il, a prise sur ces foules, par le moyen surtout de la Croix-Bleue et aussi par \es écoles que l'on ouvre et que remplissent, joyeux, aussitôt, autant d'entants qu'elles en peuvent contenir. » M. Nick termine en remémorant les noms de deux pasteurs, nos concitoyens (de Genève), actifs et très apprécies dans des paroisses non loin de Lille, MM. Paul Barde et Georges Boissonnas...
ce Après le Sud. après le Nord, voici le Centre au point de vue de l'œuvre d'évangélisation. M. Tricot, ancien sectateur militant de 1 anarchie, nous entretient de son activité comme colporteur-evangel>slc a 1 ans et lieux circonvoisins. En outre de ce qui peut Atre obtenu, a cet égard. soit dans la rue, soit dans différentes salles de réunions, c est surtout
i. Traité de utilit. créa.
chez les concierges que réussit, plus facilement, à l'intérieur de la capitale, l'œuvre zélée de M. Tricot.
» Aux environs de Paris, la propagande se fait par le moyen du bateau missionnaire qui peut grouper deux cents personnes, sans compter des auditeurs sur la passerelle et le rivage2... »
La note finale de cette soixante-dixième assemblée générale de la Société évangélique de Genève a été donnée par M. le pasteur Frank Thomas. Appelé, en plusiurs occasions, pour des tournées évangélisatrices dans telle ou telle partie de la France, il ne peut qu'appuyer, dit-il, de la façon la plus convaincue, tout ce qui a été dit par les précédents orateurs. Il est revenu de ses tournées convaincu que cette grande nation se trouve prise, comme dans un étau, entre l'ultramontanisme d'une part, et l'anarchie (matérialiste et collectiviste) d'autre part.
Ce compte-rendu ne peut être suspect, puisque c'est dans une feuille protestante qu'il fut publié. D'ailleurs, les faits sont là.
Les sociétés anglaises enveloppaient la France dans un réseau de « conférences, d'unions, de missions ». Peu importe aux agents que la ville ou le village où ils s'implantent ne comptent pas un protestant ; c'est même là qu'ils se fixent de préférence pour engager une campagne enragée contre les catholiques.
Dans la Bretagne, il n'y avait, en 1857, que deux pasteurs français et trois anglais; aujourd'hui, ils sont une légion.
L'Agenda de M. Franck Puaux place la Mission parmi les Bretons immédiatement après les Missions parmi les païens. Cette œuvre, y est-il dit, est soutenue par un comité dont les membres sont tous Anglais. Il siège près du littoral, à Trémel, à deux pas de Plestin, entre Paimpol et Morlaix. De Trémel, le comité a l'œil sur toute la côte, des postes sont établis dans tous les ports et havres voisins. Les prédicants, directeurs et directrices d'écoles, d'orphelinats et d'ouvroirs sont tous Anglais, à deux exceptions près ; tous à la solde de l'Angleterre.
Il y a cinquante à soixante ans la Normandie ne comptait guère plus de pasteurs anglicans ou méthodistes que la Bretagne à la même époque. Quatre ou cinq pasteurs d'origine anglaise
2. Observons que le mot missionnaire est synonyme de celui d 'envoyé. Tout missionnaire agissant de lui-même est obligé de dire : Je suis un envoyé non envoyé. Serait-il envoyé par une société de missions, celle-ci n'étant pas envoyée n'a pas le droit d'envoyer. C'est au Pape seul qu'appartient l'œuvre des missions.
pourvoyaient aux besoins spirituels de leurs compatriotes dans les principales villes du littoral. Aujourd'hui, pas un point stratégique n'est négligé.
La Société évangélique de Genève vient de parler d'un bateau missionnaire opérant dans les environs de Paris. Les méthodistes anglais 3 ont également un bateau dans le port même de Cherbourg, où ils convient les marins de la rade à des réunions dans un but aussi antifrançais qu 'anticatholique. Si un prêtre ou un religieux se permettaient de réunir les marins pour leur parler de leurs devoirs chrétiens et du dévouement qu'ils doivent à la France, quelles clameurs dans le camp maçonnique ! Et les pasteurs anglais peuvent tout faire, ils peuvent insulter la France et le catholicisme sous le regard bienveillant des autorités.
Bien plus, les cinq ou six cents ouvriers des digues sont convoqués trois fois par semaine dans une salle de prêche pour y entendre déclamer en toute liberté contre la corruption française, et, comme aux beaux temps de Luther, traiter l'Eglise romaine de « grande prostituée. »
M. Mac-Ail avait aussi frété un bateau le Bon messager pour remonter le cours de la Loire et de l'Yonne et donner dans chaque ville des conférences en vue d'amener les populations au protestantisme. Non seulement il trouva toutes facilités auprès de toutes les administrations, mais M. Ribot le décora de la Légion d'honneur pour sa belle besogne.
Dans le Calvados, une société anglaise s'est installée à Deauville sous le nom biblique de « Bethel des marins ».
Le protestantisme anglais - M. d'Hugues a signalé le fait
3. Les méthodistes étaient installés au ministère de l'Instruction publique alors que M. Doumergue en était titulaire. Le méthodisme protestant français nous est venu d'Angleterre. A la fin du XVIIIe siècle, Wesley y créa le méthodisme qui se livra avec ardeur au prosélytisme. Aujourd'hui, tous les missionnaires que l'on rencontre dans nos colonies sont méthodistes. C'est, une secte religieuse admirablement administrée ; elle dispose de ressources financières puissantes. Elle est régie par un comité établi à Londres, et dont le chef est une sorte de pape qui commande à tous les méthodistes du monde. Il est visible qu'on a reproduit l'organisation catholique. Le gouvernemenl sait fort bien que ce comité intervient dans nos affaires ; mais commi . en somme, c'est pour combattre l'influence catholique, il n'y voit point d'inconvénient. Les méthodistes français reçoivent du comité de Londres des subsides importants. Cette assertion est confirmée par le passage suivant d'un livre intitulé l'Eglise évangélique méthodiste, dû à la plume du pasteur méthodiste J.-P. Cook: « La caisse centrale est presque exclusivement alimentée par une allocation considérable accordée par le comité général de l'Eglise wesleyenne dont le siège est à Londres » (page 64).
à la Chambre — a divisé la France en provinces, soumise chacune à une secte particulière qu'il paie. Les méthodistes ont accaparé la Bretagne et la Normandie, les baptistes exploitent les centres industriels et miniers du Pas-de-Calais et du Nord. Dans le Centre et le Midi ce sont les sectes calvinistes qui opèrent sous diverses dénominations, subventionnées par l'argent anglais ou genevois.
A l'Est le protestantisme genevois faisait appel aux Allemands. Chaque année on voyait apparaître de nouveaux noms à l'allure teutonne et on a pu se demander si la France n'était pas sous le coup d'un espionnage organisé sous le manteau de Calvin 4. Une trentaine de postes d'évangélisation ont été créés dans le département de l'Ain et dans la Savoie.
La Société évangélique de Genève, qui nous a fait assister à l'une de ses assemblées, exerce son action sur onze départements et dirige cent dix-sept stations. Son siège est à Genève et a pour président M. Frédéric Necker.
Les renseignements donnés ci-dessus sont tirés de l'Agenda protestant de M. Franck Puaux, un protestant des plus zélés. Ce qui est à craindre dans cette propagande, ce n'est point tant les efforts faits auprès de nos populations ouvrières par les missionnaires protestants envoyés de Genève ou de Londres pour les faire entrer au temple. Les femmes des ouvriers prennent l'argent qu'on leur offre, assistent quelque temps au prêche, mais, généralement parlant, font moins souche de protestants que souche d'apaches.
Le danger est dans la contagion de l'esprit protestant, des doctrines protestantes, qui se glissent parmi nous, comme le loup couvert de l'habit du berger. Ces doctrines sont le libéralisme, impatient du joug de la discipline chrétienne, le rationalisme, qui porte actuellement sa critique sur les fondements mêmes de la foi, et le fidéisme, qui renferme la religion dans le domaine
4. On peut fii jnj4er par les noms suivants, pris entre cent de pasteurs rétribués par la France : yEschimann, Atger, Bcntkowski, Dannrenther, Good, Hebmann, Koenig, de Langenhagen, Mundler, Nyegnard, Schell, Wabhitz, Wheatcroft, Wolfhùgel, etc. Si ces Messieurs ne sont pas des Allemands, il faut avouer que leurs noms portent à leur attribuer cette origine. Si, des pasteurs officiels, nous passons aux pasteurs des sociétés libres, la proportion esl plus grande, grâce aux étrangers qui" sont délégués pai c< Sociétés.'
des sentiments, négligeant ou répudiant le dogme. Tout cela est nuisible à l'âme du peuple de France.
En résumé, tandis qu'au Nord et dans une partie de l'Ouest nos gouvernants toléraient et que les protestants favorisaient l'envahissement de l'Angleterre, à l'Est, ils faisaient cause commune avec les protestants genevois et allemands.
Depuis toujours l'Angleterre porte des yeux de convoitise sur la France. Ses vœux se seraient réalisés aux XIVe et XVe siècles, si Dieu n'avait suscité sainte Jeanne d'Arc pour nous délivrer de leur étreinte. Les mêmes ambitions se sont montrées toujours vivantes comme nous venons de le voir.
Aux approches de 1914, le recteur de Trémel, M. le chanoine Camu, dans un livre qu'il publia en 1900, Notes et documents relatifs à une tentative d'invasion du protestantisme en Bretagne, rapporte une conversation qu'il eut un jour à Séville avec un Anglais qui connaissait parfaitement les côte? de Bretagne. Il disait, non sans satisfaction, qu'amputée de la Bretagne, la France cesserait de compter parmi les puissances maritimes. Dans nos récentes guerres coloniales c'est surtout le sang breton qui a vengé la gloire de la patrie et soldé son empire colonial. Il a coulé à flots sur ces terres lointaines. Il n'y a pas à s'étonner que l'Angleterre ait mis une sorte d'acharnement à s'implanter dans cette province et à occuper des postes tout le long de ce littoral.
Dans un discours prononcé le 16 mai 1893, M. de Mahy avait pu affirmer que :
« Nous avons en France une vaste organisation qui a jeté son réseau sur notre pays tout entier; j'entends aussi bien que la métropole la France coloniale.
Cette organisation, c'est la société des missions évangéliques de France, c'est l'alliance évangélique internationale, c'est la société biblique britannique et étrangère, qui a son siège, sa maison-mère sur les bords de la Tamise, et en France, des succursales composées mi-parti d'Anglais et de coreligionnaires français.
Nous avons dissous les congrégations françaises. Elles sont remplacées par des congrégations étrangères qui font en France une propagande voulue, perpétuelle, dangereuse. »
Cette Société Biblique Britannique a été créée en Angleterre en 1804. En 1820 elle fonda à Paris une agence qui a fonctionné sans interruption depuis lors.
Les Pourquoi de la Guerre mondiale. — II 29
Depuis cent ans, la Société Biblique Britannique et étrangère a dépensé pour la France 11.251.739,30 francs et elle a retiré de la vente de ses bibles 3.920.476,80 francs. C'est donc 7.331.262,50 francs que l'Angleterre a donnés à la France, soit plus de cent mille francs par an depuis que l'Agence est fondée..
Ainsi l'Angleterre donne par an, pour les agents de la Société Biblique, cent mille francs ; et, en cent ans, elle a donné sept millions trois cent trente et un mille deux cent soixante-deux francs cinquante centimes.
Ces générosités sont-elles désintéressées? Qui pourrait le croire ?
La brochure de la Société Britannique qui nous donne ces renseignements ne dit pas toute la vérité. On peut la demander à un ancien évangéliste de la Société Biblique Britannique qui n'a plus de raison pour ne pas dire ce qu'il sait :
« Ancien agent de la Société Britannique, durant plus d'un an, j'ai travaillé dans ce milieu, parcourant les campagnes, semant les villages de Bibles, ou présidant des conférences évangéliques. J'ai pu, pendant ce temps, me rendre compte, par expérience, du travail formidable relevé chaque mois par les soixante agents de la Société Britannique.
Parcourant les villes, les villages et les hameaux, la tache d'un colporteur britannique est de relever soigneu- SEMENT l'aspect dit pays, les mœurs, coutumes, etc. Ce