LES EXPOSITIONS INTERNATIONALES
ans. Nous employions régulièrement trois ans à démolir les bâtiments de celle qui venait de finir ; trois ans à étudier les conséquences économiques qu'elle avait produites et celles qu'on pouvait attendre d'une expérience nouvelle ; et trois ans à choisir l'emplacement de celle-ci; à l'édifier, à inventer les « clous ï) et les libertinages qui en feraient le succès. Pendant ce temps y nos rivaux construisaient des voies ferrées, des navires, leurs diplomates luttaient d'influence, leurs gouvernants veillaient à sauvegarder la dignité de leur nation, travaillaient à étendre le cercle de son action et de sa puissance. Chez nous, il n'y avait qu'une chose en progrès : la fièvre de dévergondage qui brûlant Paris se répandait de plus en plus en province^»
Cette œuvre de démoralisation et de dépravation organisée de tSnt de façons par le journal, le roman, l'imagerie populaire, le colportage, les musées, les expositions, etc., et poursuivie avec tant de méthode et de constance, dénote la main de la secte judéo-maçonnique.
Elle commença cette œuvre satanique de dépraver, de corrompre en grand dès les premiers jours de la Restauration. Sous l'Empire, Voltaire et Rousseau n'avaient trouvé ni acheteurs, ni lecteurs, par la bonne raison que la réimpression de leurs œuvres était interdite comme un attentat aux bonnes mœurs ou à la raison politique. La secte fit insérer dans la Charte la liberté de la presse, et aussitôt elle se mit à l'œuvre. Elle créa le colportage, multiplia les éditions de Voltaire et les fractionna pour les mettre à la portée de tous. Depuis elle n'a cessé d'inventer de nouveaux moyens de populariser le vice sous toutes ses formes ; mais jamais elle ne l'a fait avec autant d'audace, avec une volonté si manifeste que sous la troisième République. Toutes les influences directrices de l'esprit public, l'école et la caserne.
8. Pour beaucoup de provinciaux les Expositions furent en outre une cause de ruine. Les millions ont été livrés sur la foi des espérances de bénéfices qu'on faisait briller. La liste de trente-sept Affaires manquées a été publiée, en avertissant qu'il en était encore une dizaine que l'on ne nommait pas.
Le bon public avait engagé dans ces opérations quarante-cinq millions de francs. Voici pour plusieurs le chiffre des pertes : 1° 90 pour cent ; 2° 30 pour cent ; 3° 50 pour cent ; 4° 55 pour cent ; 5*' la Grande Roue dont on a tant parlé : 80 pour cent ; 6° 70 pour cent. — Pour plusieurs autres, ceux qui avaient placé les papiers ne voulurent rien dire : c'eût été trop fort.
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les chaires publiques et le parlement, la presse et les adminisf rations communales, préfectorales et gouvernementales concoururent fraternellement à pousser toujours plus loin la dépravation publique. «: Regardez bien la République et le spectacle qu'elle donne, disait M. Maurice Talmeyr. Elle a surtout subi une domination, la domination maçonnique. Où cette domination l'a-t-elle menée ? A une transformation politique et sociale ? Non. Nous aurait-elle au moins donné la liberté } Pas davantage. Mais quelle est alors l'œuvre de la république maçonnique ? une œuvre de dépravation pure. Pornographie du livre, du théâtre, des salons, du journal, des poètes, des romanciers, des auteurs dramatiques ! Tout ce monde et toutes ces choses et bien d'autres encore conspiraient à qui poussera plus loin la corruption univer scelle ». L'î^tat voyait et, loin de réprimer, il favorisait. Que de preuves pourraient être ajoutées à celles ci-dessus données! Le 26 novembre 1901, il inaugura à Montmartre la statue du juif Henri Heine, qui exerça une si funeste fascination sur la société du second Empire et qui disait : « Il faut, au lieu de continence et de rigorisme, revenir à la joyeuse licence, instituer des saturnales, pratiquer, par l'hymen libre, l'amélioration esthétique de l'animal raisonnable. » Le monument élevé à ce juif montre bien que c'était là qu'on voulait en venir.
Et ce n'est pas seulement la luxure qui était encouragée, tous les genres de corruption s'épanouissaient sur le fumier où nous avons été traînés. La cupidité ne connaissait plus de bornes. Pour gagner vite l'argent qui permettra toutes les jouissances, la foule jouait aux courses, la bourgeoisie et la noblesse jouaient à la bourse, sénateurs et députés troquaient leurs votes contre des chèques ; et enfin la délation, la hideuse délation était organisée du haut en bas de l'échelle sociale. Vindice ne mentait point lorsqu'il disait : « C'est la corruption en grand que nous avons entreprise^. »
9. Vindex (pseudonyme) était l'un des quarante conjurés qui formaient l.i Haute-Vente. La Haute-Vente, fondée dans les premiers jours de la Restauration, était l'une de ces associations plus secrètes, que le pouvoir occulte constitue de temps à autre, soit pour l'exécution des projets du moment, soil pour la marche générale de la conjuration anti-chrétienne. La Haute- Vente avait reçu la mission de préparer le renversement de la Puissance pontifical» , clefde voûte de l'ordre social, et, en même temps de travailler à corrompr< les idées et les mœurs chez les catholiques. Cette double mission était ron-