‹ Les pourquoi de la guerre mondiale (volume 3)Chapitre 28 sur 98 · LES EXPOSITIONS IM EE NATIONALES · texte numérisé non relu

LES EXPOSITIONS IM EE NATIONALES

Autre observation : A une époque où l'on se plaint avec raison du dépeuplement des campagnes et de l'absorption de la province par la capitale, les exj^ositions ont contribué encore à aggraver ces choses. Que de provinciaux, après avoir vu ces expositions, trouvent leurs champs ou leur petite ville fades et n'ont plus qu'un rêve : habiter Paris ; que d'ouvriers également, attirés dans la capitale par les travaux de construction et de démolition, ne regagnent jamais leur province !

Danger d'autre genre : A l'exposition de 1900, les juifs se montrèrent en maîtres, à ce point que l'on peut se demander si cette œuvre de démoralisation n'est pas une de leurs inventions. Lorsque VOfficiel publia la liste des jurés, on vit, non sans étonnement, soixante-trois juifs y figurer. Les présidents des diverses sections étaient aussi presque tous juifs.

Les groupes de l'Education et de l'Enseignement, par exemple, étaient présidés par MM. Joseph Reinach, May, Moïse Petit (Edouard), inspecteur de l'Enseignement; Camille Sée, organisateur des lycées de filles ; Alcan (Félix) , éditeur ; Manuel, inspecteur de l'enseignement; H. de Loria, Worms, Lang (TibuUe) . Au congrès de l'automobilisme figurait comme président Michel Lévy, membre du Consistoire israélite de Paris. Au congrès de la bibliographie, le secrétaire était Gaston Mach. Au congrès du commerce et de l'industrie pontifiait un nommé Julien Hayem. Au congrès de l'enseignement des sciences sociales paradait M"^ Dick-May (alias Veil) . Au congrès de la réglementation douanière, figurait M. Schloss. Au congrès de philosophie, un sieur Léon Xavier. Au congrès des sociétés par actions, présidait naturellement un autre Hébreu, Lyon-Caen. Le décret du l^'" juillet 1892 avait décidé que l'Exposition de 1900 s'ouvrirait le 5 mai et serait close le 31 octobre. Tous ces juifs ne l'entendirent point ainsi. Ils la firent ouvrir, alors que rien n'était achevé, rien n'était prêt, le dernier jour de la Semaine sainte, par une sarabande sur le tombeau du Christ. Le vendredi, à l'heure même de la mort de Notre Seigneur Jésus-Christ, les fidèles qui se rendaient à l'ofiîce des ténèbres avaient la douleur de voir des agents de l'administration grimper sur les toits de leurs églises pour les pavoiser en signe de réjouissance de l'ouverture de l'Exposition.

IJ Univers Israélite le constata avec une joie délirante.

Les Pourquoi de la Guerre mondiale. lo

l',(i Cri>PABIMTE DU PUBLIC.

<r Les discours qui furent prononcés ce jour-là par les gouvernants, <lil-il, portaient un cachet vraiment biblique !

I) A entendre ces harangues célébrer la noblesse du labeur, la foi au pro;rrès, les devoirs de solidarité sociale et internationale, l'optimisme intellcc-tuel et moral, enfin cette montée incessante de l'humanité vers les hauteurs sereines de la vérité et de la justice, il nous semblait percevoir l\'clw de In voix puissante de nos prophètes. J'ignore si les orateurs s'en doutaient ; mais nous juifs, nous y avons reconnu aussitôt avec allégresse l'accent ; aucun de nous ne pouvait s^y tromper. Et c'était pour nous une joie bien douce, au sortir du terrible cauchemar qui depuis longtemps nous obsédait, que la parole consolante des voyants de la Bible vînt enfin résonner à nos oreilles. »

Déjà, avant que le jour du samedi-saint eût été imposé pour l'ouverture, M. Maurice Talmeyr, voyant ce qui se préparait, demandait : « Tous ces palais qui sortent de terre, toutes ces colonnades qui poussent, jusqu'où les verrons-nous aller ? Et si tout cela allait finir par un Mane, Thecel, Phares quelconque ! )) Dieu qui est patient parce qu'il est éternel, accorda quatorze ans pour réfléchir. Ni l'amendement, ni même la réflexion ne vinrent.

Ces expositions ont été, dans leur ensemble, je dirai jusque dans les détails, une image fidèle de notre état social. Elles ont dénoté une époque d'agitation fébrile, d'aspiration maladive, vers un idéal de jouissances inconnues. Tout pour la richesse et par la richesse : telle pourrait être la devise de cette entreprise colossale. Faut-il s'étonner qu'un rapport du docteur Bertillon démontra que l'Exposition de 1889 avait détraqué bon nombre de cerveaux ? Le nombre des gens frappés d'aliénaiion mentale, qui était, à Paris, en moyenne de quatorze par jour, est monté, à partir du mois de juin, au chifiîre de vingttrois, et cette moyenne s'est maintenue pendant toute la durée de l'Exposition. Tous ces malades étaient atteints de la manie des grandeurs, de la folie des richesses.

La société moderne s'y reflétait avec tous ses vices, avec ses tendances matérialistes, ®a méconnaissance affectée du surnaturel, mais aussi avec son avidité de connaître, d'améliorer, de perfectionner, de donner à la vie humaine une intensité toujours croissante. C'était comme l'inauguration d'un culte nouveau, le culte de l'humanité. On sait ce qu'est devenue en un instant, «ous la pression de la guerre, cette intensité de vie matérielle.

Dernière observation. Les expositions n'avaient lieu périodiquement qu'en France. Elles s'y renouvelaient tous les dix

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