‹ Les pourquoi de la guerre mondialeChapitre 135 sur 146 · Lu dans un journal du département du Nord · texte numérisé non relu

Lu dans un journal du département du Nord

6. Durant les grèves du Ier mai 1920, un meeting fut tenu à Albert Hall. Un juif sioniste, Israël Zangwelle, sous une voûte de drapeaux rouges, menaça la civilisation européenne d'une destruction totale si les « bourgeois » ne capitulaient pas à merci.

Les Pourquoi de la Guerre mondiale. — III 26

générale s'est procuré cette correspondance vers le même temps où nous nous la procurions nous-mêmes, les conditions dans lesquelles elle a été interceptée et qui sont exactement connues, ne permettent aucun doute.

Cette correspondance dénonce comme étant les organisateurs du chambardement universel des Allemands et des Bolchévistes. Dans des réunions communistes se voyaient de nombreux agents bolcheviks porteurs d'ordres secrets et d'instructions émanant du fameux Radek-Sobelson. Ce dernier aurait organisé, depuis son retour de Russie, des communications régulières entre les soviets et l'Allemagne.

La Libre Parole dit à ce sujet (28 mars 1920) que le trésor privé du Tsar qui avait été enlevé, ses diamants, et autres pierres précieuses, étaient apportés à Amsterdam pour payer les agents de la révolution projetée, et que, dans cette même ville, l'Internationale avait tenu ses séances dans les premiers jours de février, sous la présidence de Wynkoop, considéré par les bolchévistes comme le président futur de la République néerlandaise. On sait, maintenant, qu'Amsterdam était le centre choisi par les bolcheviks pour nouer leurs intrigues, organiser leur propagande, préparer leur action ; là se réfugiaient et se concertaient les affiliés et les émissaires chargés de propager en Europe, et plus particulièrement en France et en Angleterre, les doctrines maximalistes. M. Rutgers, l'émissaire de Lénine, avait été chargé par celui-ci de constituer à Amsterdam un bureau destiné à préparer, dans le plus bref délai, la révolution en Europe occidentale. Qu'est-il arrivé? Toujours est-il que Lénine a transféré à Londres le bureau qui siégeait à Amsterdam.

Depuis lors la propagande communiste s'étend partout. Des millions de tracts pour la nationalisation des mines, des chemins de fer, etc., sont imprimés et distribués.

Krassine, l'homme de l'or bolchéviste, s'est rendu à Londres, délégué par les soviets. Il fut admis à entrer en conversation avec les ministres anglais, avec qui il traita de la création à Londres d'un office central du commerce russe et auxquels il donna l'assurance de cesser toute propagande et toutes intrigues contre la Grande-Bretagne aux Indes, en Palestine et en Perse.

Cet engagement sera-t-il tenu? L'activité bolchéviste ne se ralentit pas en Orient. L'agence Rossia affirmait la nécessité

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