LE SOULÈVEMENT DE L'ASIE CONTRE L 'EUROPE
d'écraser complètement la Pologne blanche; car, disait-elle, l'existence de la Russie rouge dépend de l'établissement du bolchévisme en Pologne. En même temps l'Allemagne fournissait aux Tchèques, contre la Pologne, les armes, les munitions et le matériel roulant ; une représentation diplomatique jeune-turque et persane fonctionnait à Moscou et une délégation chinoise y était attendue, pendant que Krassine faisait entendre à Londres le chant de la sirène pacifiste.
Le Bolchévisme n'est donc pas seulement une affaire européenne, mais aussi asiatique et africaine. Le monde de l'Islam aussi bien que celui du boudhisme en est agité. Les propagandistes de Lénine prêchent là comme dans le reste du monde l'évangile du Grand Soir.
C'est bien le Grand Soir qui couvre de ses sanglantes ténèbres le berceau du bolchévisme. En avril 1920 fut tenu à Moscou, sous la haute direction de Lénine et de Trotzky, le concile qui définit le dogme fondamental de la société future et déjà présent. C'est la domination, la tyrannie, l'esclavage même de la classe ouvrière. Lénine a soutenu et fait voter la substitution du « contrôle individuel » au « contrôle collectif » dans les usines. C'est le rétablissement du patronat, mais sous forme de militarisme. « L'homme, a dit en propres termes Trotzky, étant un animal assez paresseux par nature », il faut « opérer quelque pression sur lui pour le faire travailler ». — « Chaque ouvrier, ajoutat-il, doit devenir un soldat du travail qui ne pourra disposer librement de lui-même. Si l'ordre lui est donné de changer de poste, il doit obéir. S'il désobéit, il est considéré comme déserteur et puni par la prison, voire par la mort 7. »
7. Le même congrès panrusse des soviets a pris entre autres les décisions rapportées dans ces deux dépêches :
Helsingfors, 17 avril. — Le Congrès des Soviets de Moscou a décidé de placer à la tête des entreprises industrielles des chefs capables et énergiques, car le gouvernement de Moscou est arrivé à se convaincre que l'existence des conseils ouvriers est néfaste à l'industrie.
Suivant une dépêche de Moscou, le gouvernement des Soviets aurait décidé de supprimer les organisations corporatives et de placer tout ce qui les concerne sous le contrôle direct du gouvernement.
L'autre dépêche contient le résumé d'un grand discours-programme de Lénine :
En ce qui concerne la politique intérieure russe, Lénine a dit qu'il faut choisir entre un gouvernement collectif et une dictature individuelle. C'est vers la dictature individuelle — a-t-il conclu — que doit s'acheminer la Russie si elle veut affermir son régime actuel.
Les témoignages des Français récemment rapatriés nous ont fait un tableau saisissant de ce grand pays qui meurt de paralysie et d'inanition sous la tyrannie des Juifs 8 qui y veulent le règne du néant et de la mort. Le terrain était favorable. Depuis longtemps déjà était né en Russie le nihilisme, et il avait grandi sous l'œil des tsars qui, non contents de maintenir leurs peuples dans l'orthodoxie impuissante à les vivifier, s'opposaient à l'action du catholicisme qui les eût régénérés, et même persécutaient ses ministres et ceux qui prêtaient l'oreille à leurs enseignements.
Comme les mahométans sortirent de la Mecque pour conquérir
le monde, les soviets veulent s'élancer de Moscou pour la même
conquête. Ils ont actuellement des armées et ils envahissent; et
ce qui est plus troublant, c'est qu'ils cherchent la complicité
du monde civilisé et de ses gouvernants et qu'ils l'obtiennent.
C'est ce que s'est proposé le sionisme. Voici ce qu'on pouvait
lire en 1897 dans leur Protocole secret, n° VIII 9 :
Nous devons contraindre le Gouvernement Goï à favoriser par son action le vaste plan que nous avons conçu et qui, maintenant, approche de son but triomphal, probablement grâce à l'opinion publique, que nous avons secrètement organisée à l'aide de ce que l'on appelle « le Royaume Secret » de la presse, qui, à part quelques exceptions négligeables, est déjà entre nos mains. Bref, pour résumer notre système d'ébranlement du Gouvernement Goï en Europe, nous montrerons notre puissance à quelques-uns d'entre eux par l'assassinat et la terreur, et s'ils croient possible de nous résister, nous leur ferons répondre par les canons américains, chinois ou japonais.
Puis, dans le n° XI du même protocole : Dieu nous a donné à nous, son peuple d'élection, le pouvoir d'expansion ; et ce qui semble à tous être notre faiblesse a été notre force, et nous a maintenant portés au seuil de la domination universelle. Il reste peu à construire sur ces bases 10.
8. Que les Juifs soient les pères du bolchévisme russe et les principaux fauteurs du bolchévisme universel, nul doute n'est permis. En juillet 1916, lorsque le Tsar fut détrôné, fut publié un document signalant les personnes et les maisons engagées dans cette révolution.