Ad Romanos, IX
Les Juifs verront alors la réalisation de ce qui a été annoncé à leur ancêtre David : ce (Soumettez-vous) car voici que j'ai sacré mon roi sur ma montagne sainte 5 . »
Jésus sera alors vraiment roi, le roi du genre humain, non de cette royauté que les Juifs voulaient, mais de celle qui a été annoncée à Marie au jour de l'Incarnation et que Jésus a revendiquée au tribunal de Pilate, royauté spirituelle, royauté sur les intelligences par la foi, royauté sur les cœurs par la charité.
A ce spectacle, les Juifs s'écrieront :
Nous avons donc erré, loin du chemin de la vérité;
Ce n'est pas sur nous qu'a brillé la lumière de sa justice,
Ce n'est pas sur nous que s'est levé son soleil,
Nous nous sommes rassasiés dans la voie de l'iniquité et de la perdition.
Nous avons marché dans des déserts sans chemins,
Et nous n'avons pas connu la voie du Seigneur,
A quoi nous a servi l'orgueil ?
Et de quel profit a été pour nous la richesse jointe à la jactance 6 ?
Ce qui est dit ici se produira certainement un jour. Dieu l'a affirmé. « Le retour d'Israël, dit le docteur d'Allioli, est de la plus haute importance, puisque l'entière conversion des Juifs sera l'entière conversion du monde. » Ce retour s'effectuera. Saint Paul (Ch. XI de son épître aux Romains) l'a affirmé et en a aussi marqué les suites :
« Que si leur péché a été la richesse du monde, et leur amoindrissement la richesse des gentils, que ne sera pas leur plénitude?... Car si leur rejet est devenu la réconciliation du monde, que sera leur réintégration sinon (un retour pour le monde) de la mort à la vie ! »
Déjà avant saint Paul, le prophète-roi David avait contemplé cette ère inouïe jusqu'à ce jour d'un élan de tous les peuples de la terre sans exception vers le Seigneur, lors de la conversion d'Israël. Son âme, à cette vue, s'exalte et s'écrie : « Nations, louez toutes le Seigneur, peuples, glorifiez-le tous parce que sa miséricorde s9est affermie sur nous (Israël) et que la fidélité du Seigneur (à ses promesses) s'étendra à toute la suite des siècles 7. »
Et avant David, Moïse : « Le Seigneur ton Dieu ramènera