Rom., V
anathème, loin du Christ, pour mes frères, mes parents selon la chair, qui sont Israélites, à qui appartiennent l'adoption, et la gloire, et les alliances, et la Loi, et le culte, et les promesses, et les patriarches de qui est issu le Christ selon la chair, lequel est au-dessus de toutes choses, Dieu; béni éternellement... Frères, le vœu de mon cœur, et ma prière à Dieu pour eux, c'est qu'ils soient sauvés 4,
Qu'ils soient sauvés ! c'est-à-dire qu'ils viennent à Jésus- Christ, qu'ils reconnaissent en Lui leur Roi et qu'ils observent sa loi, c'est le vœu de l'Eglise, c'est sa prière, ce doit être la nôtre.
Il n'est pas impossible, il paraît même à plusieurs assez probable que l'heure va sonner où cette prière sera exaucée.
Les Juifs sont arrivés à humilier les nations chrétiennes, infidèles, et à les châtier, et pendant un temps que Dieu seul connaît, le châtiment deviendra de plus en plus visible et de plus en plus grave. Mais à l'exercice succédera celui de la miséricorde. Que la guerre actuelle et les fâcheuses suites que le congrès des nations lui a données finissent par ce coup de miséricorde que tant d'âmes chères à Dieu demandent et espèrent; qu'à l'exercice de la justice qui châtie les chrétiens coupables, succède la clémence, et que les chefs de la conjuration antichrétienne qui poursuivent depuis tant de siècles avec une constance et une sagesse, éclairées par les feux d 'en-bas, l'anéantissement de l'Eglise catholique et l'esclavage du genre humain, voient échouer leurs projets, au moment où ils se tenaient sûrs de les voir enfin réalisés ; et que les âmes saintes expiatrices et réparatrices voient se relever plus solides et plus splendides qu'ils ne le furent jamais les murs de la cité sainte, se dilatant jusqu'aux extrémités du monde, embrassant l'humanité entière, il n'est pas impossible qu'à ce spectacle les conjurés se tournent vers leur vainqueur, et comme Saul, le premier instrument de leur haine, ils demandent à Jésus, dans l'effroi de leur âme et la contrition de leur cœur : ce Qui êtes-vous, Seigneur ? Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? » Et le Seigneur répondra comme aux premiers jours du christianisme : « Allez porter mon nom devant les nations. » Et leur prédication, renouvelant le miracle de la prédication des premiers Apôtres, leurs frères, amènera tout le troupeau au bercail, tout le genre humain au sein de l'Eglise : Unum ovile et unus Pastor.