TOME SECOND
iv. — L'œuvre de la Prusse.
Chap. I. — La Prusse. Ses origines. — Les Hohenzollern. — La Marche de Brandebourg leur berceau. — Frédéric de Hohenzollern en devient le margrave. — Un autre de cette maison s'empare de la Prusse par parjure, sacrilège et vol. — Les fondateurs d'empire impriment aux nations le caractère que gardera leur histoire. — Les Hohenzollern s'établissent à Berlin. — Ils se font luthériens et protestantisent le pays.
— Le traité de Westphalie leur attribue la Poméranie orientale et le diocèse de Magdebourg. — Grand Electeur, le Margrave devient Roi. 8
Chap. IL — Le royaume de Prusse. — Le péché des nations latines. — Protestations du Pape auprès des souverains. — Seconde protestation.
— Louis XIV fait de même. — Les Hohenzollern deviennent les champions du protestantisme et leur Etat son boulevard. — Frédéric-Guillaume le sergent. — Frédéric le Grand. — Il pétrit la Prusse de ses mains impies et tyranniques. — Prévision de Marie-Thérèse. — Les relations de Frédéric le Grand avec la Franc-Maçonnerie. — Conséquences politiques. .......... 13
Chap. III. — La chute et le relèvement. — La déconfiture d'Iéna. — Amenée par de nouvelles convoitises. — Le désastreux traiié de Tilsit.
— L'édifice fameux construit avec du sang, de la boue et de la fausse monnaie croule. — Partie remise. — Prusse et France. — Le relèvement
par les écoles, l'armée et la Franc-Maçonnerie. — Situation en 181 2 . 26
Chap. IV. — La marche vers l'empire. — L'Italie une et l'Allemagne une. — Entente de Louis-Napoléon et du duc de Brunswick. — Le Prince, arrivé à la présidence, tente aussitôt de tenir ses engagements.
— Empêché, il continue à conspirer pour l'unification de l'Allemagne.
— Son assentiment aux projets de Bismarck en 1862. — Communauté de vues avec Palmertton. — Le Parlement de Francfort propose en 1848 la constitution de l'empire allemand au profit de la Prusse. — Le Parlement était inspiré par des Francs-Maçons notoires et des Juifs. — La pensée de Donoso-Cortès alors ambassadeur à Berlin. — Refus de Guillaume IV. — Pourquoi ce refus. — Portrait de ce roi qui convient à d'autres Hohenzollern. — Le Dieu des rois de Prusse. — Venu plus tard, l'empire allemand a amené le déluge annoncé .... 28
Chap. V. — Vers l'hégémonie mondiale. i° La Prusse compte sur la iorce. — Premier moyen de domination : l'emploi de la force et le mépris des droits d'autrui. — Les Hohenzollern. — La haine de la France. — L'opposition entre le génie latin et le génie germanique. — Cause première de l'hostilité de l'Allemagne * 39
Chap. VI. — 2° La Prusse compte sur la Franc-Maçonnerie . . 47
Chap. VIL — Compétition de l'Angleterre et de l'Allemagne. — La volonté de dominer le monde ne peut avoir d'effet si elle n'est armée.
— C'est à l'Angleterre que la secte demanda d'abord le concours de la force. — Celle-ci consentit et bénéficia de cet accord. — L'Allemagne s'est ensuite présentée dans des conditions paraissant plus avantageuses.
— D'autres puissances se montrent prêtes à entrer en concurrence. . 56 Notes complémentaires 68
Chap. VIII. — La France entre le marteau et l'enclume. — Duel entre l'Angleterre et l'Allemagne. — L'une et l'autre de ces Puissances attire à soi la France. — Les tergiversations de celle-ci. — Ses hésitations.
— L'intervention de la secte. — Ses desseins. — Dieu planant audessus de tous et de tout ......... 72
Chap. FX. — L'empereur Guillaume et les catholiques. — Illusions des catholiques allemands. — Leur droit. — Ils le réclament. — Guillaume Ier les paie de belles paroles. — Ils lui gardent leur confiance . 79
Chap. X. — Le Kulturkampf. — Guillaume Ier et Bismarck ne mettent point en doute cette autre victoire. — Grâce à l'esprit des Universités.
— Le professeur Hermès. — La Prusse le soutient contre le Saint-Siège et l'archevêque de Cologne. — Les « vieux catholiques » soutenus par Bismarck en Bavière puis en Prusse. — « Nous n'irons pas à Canossa ».
— Lettre de Pie IX à Guillaume et réponse de celui-ci. — Les lois de Mai. — Persécution implacable. — Déclin de la secte « vieux catholiques », premier élément de défaite. — Manifestations bismarckiennes en Angleterre. — Windthorst entre en scène. — Bismarck apprend à être « modeste ». — Il fait des avances au Saint-Siège. — Il fait la paix avec l'Eglise tout en disant « Je la hais », et en lui faisant une guerre désormais sourde. — Annonce d'un nouveau Kulturkampf. — Sans doute au lendemain de la guerre actuelle, si... ..... 85
Note complémentaire . 101
Chap. XL — La Prusse continue sa guerre catholique. — En Pologne.
— Les vicissitudes de la Pologne. — Son partage. — Bismarck veut la dompter. — Les Polonais défendent leur religion et leur nationalité. — La langue allemande seule permise à l'église et à l'école pour l'enseignement de la doctrine chrétienne. — Résistance des enfants. — Cruautés des instituteur?. — Translation du sol polonais aux mains allemandes. — Guillaume II qualifie « arrogance polonaise » la résistance à
ces deux genres de persécution. — Recrudescence de sévices. . . 103 Note complémentaire .110
Chap. XII. — La Prusse se pose en chef du protestantisme en tous pays. — En 1817 première tentative de fondre toutes les sectes protestantes en une Eglise prussienne. — Autres tentatives en 1846, en 1883, en 1889, en 1892. — Le pèlerinage en Palestine en 1898. — La situation de l'Allemagne en ce pays. — Guillaume veut y faire voir qu'il y a une chrétienté protestante dont il est le chef. — Il s'y présente dans toute la pompe impériale et entouré de ministres protestants venus de tous les pays. — Il y parle en Pontife et en légat-né des intérêts protestants dans le mond* entier. — Le choix du jour de cette démonstration est fait pour infliger une leçon à la Papauté. — Les m'amours de Guillaume II aux catholiques. . . . . . . . . .m
Notes complémentaires. 122
Chap. XIII. — Les visites au Vatican. — Première visite en 1888. — L'interruption de l'entretien entre le Pape et l'Empereur par une brusque irruption du frère de l'Empereur. — Le toast de l'Empereur au Quirinal, son hommage à Victor-Emmanuel, son télégramme à Humbert. - Curieux rapprochement. — Seconde visite. — Troisième visite. — On se partage sur les sentiments de Guillaume II à l'égard du catholicisme.
— Document méritant considération. ...... 125
Chap. XIV. — Aux approches de la guerre mondiale. L'état d'esprit des Allemands. — Etat d'esprit de l'Allemagne et de son chef. — Paroles de Guillaume IL — Ecrits populaires : « son empire allemand universel » « le catéchisme germanique ». — Idée obsédante du peuple germanique : l'empire allemand n'a pas atteint la limite de sa puissance, le terme de sa mission. — La ligue pangermanique fondée pour implanter dans l'esprit des masses la conviction que l'Allemagne doit être la métropole d'un empire mondial. — Autres sociétés en communion avec elle. — Quelle proie elles attendent de la guerre actuelle. — Que pense Guillaume II de cette ligue? — ■ Elle le stimule, aidée par le Kronprinz.
— Elle emploie les moyens violents. — Menace de déposition, atteignant
les autres souverains allemands. . . . . . . .136
Chap. XV. — L'Allemand se croit et se dit le surhomme. — L'ambition des Allemands surexcitée par leurs chefs. — L'Allemand est le « surhomme ». — Ayant sur toute la race humaine « le droit de Seigneur ».
— Comment ce droit peut et doit être exercé. — L'allemand doit s'élever au-dessus de l'homme raisonnable autant que l'humanité actuelle est au-dessus du singe. — Nietzsche et ses disciples. — Le culte de la force, moyen d'aboutir. — Tout cela est l'aboutissement naturel du protestantisme. ............ 144
Notes complémentaires 153
Chap. XVI. — Organisation de l'Allemagne en vue de la conquête du monde. — La ligue pangermanique. — Les hésitations de Guillaume II.
— Menaces qui lui sont faites. — Action de la secte judéomaçonnique. 155 Note complémentaire. 168
Chap. XVII. — Notre victoire et leur défaite. Ce qui suivit. —