‹ Les pourquoi de la guerre mondialeChapitre 22 sur 146 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

La France entre le marteau et l'enclume.

ce Souvenez-vous que ce long enchaînement des causes particulières qui fait et défait les empires, dépend des ordres secrets de la Providence. Dieu tient, du plus haut des deux, les rênes de tous les royaumes. Il a tous les cœurs en sa main: tantôt il retient les passions, tantôt il leur lâche la bride, et par là il remue tout le genre humain...

» Il connaît la sagesse humaine toujours courte par quelque endroit; il l'éclairé, il étend ses vues, et puis, il V abandonne à ses ignorances ; il l'aveugle, il la précipite, il la confond par elle-même, elle s'enveloppe, elle s'embarrasse dans ses propres subtilités, et ses précautions lui sont un piège. Dieu exerce par ce moyen ses redoutables jugements selon les règles de sa justice toujours infaillible ».

Bossuet.

Duel entre l'Angleterre et l'Allemagne. — L'une et l'autre de ces Puissances attire à soi la France. — Les tergiversations de celle-ci. — Ses hésitations. — L'intervention de la secte. — Ses desseins. — Dieu planant au-dessus de tous et de tout.

Dans le livre La conjuration antichrétienne, nous avons rappelé ces paroles de l'historien Treitschke : « A qui appartiendra le sceptre de l'univers? Qui imposera sa volonté aux autres nations affaiblies ou en décadence? N'est-ce pas l'Allemagne?... L'Angleterre, plus forte en apparence qu'en réalité, verra sans doute ses colonies se détacher d'elle et s'épuiser en des luttes stériles. La Russie, colosse immense et en formation aux pieds d'argile, sera absorbée par ses difficultés économiques et intérieures. L'avenir appartient donc à l'Allemagne à laquelle viendra se joindre l'Autriche, si elle tient à vivre. »

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