EN EUROPE ET DANS LE MONDE
gravitent tout spécialement autour de la banque juive Kunh, Lœb et Cie.
Le change a été employé par la Haute Banque dès la conclusion de la paix pour maintenir, en même temps que les grèves, l'esprit révolutionnaire, un état révolutionnaire. Il a causé dans le monde une crise financière et économique qui fut principalement dirigée contre la France. C'est chez nous qu'il produisit les plus désastreux effets. Quand nous achetions en Amérique un produit valant un dollar,, au lieu de le payer cinq francs, nous étions obligés de sortir quinze francs. Ainsi dans notre commerce avec les autres pays. Quand nous demandions à l'Angleterre une marchandise payée auparavant une livre sterling, nous devions donner cinquante-sept francs au lieu de vingt-cinq francs ; et cela au moment où nous étions obligés d'acheter beaucoup de choses à l'étranger pour remettre en exercice nos fabriques et nos usines en tout ce qui sert à se nourrir et à se vêtir, depuis le coton jusqu'au charbon, depuis la laine jusqu'au pain. De là en grande partie la vie chère, de là les difficultés du ménage qui entretiennent dans la foule un état de malaise et même d'exaspération bien favorable aux mouvements révolutionnaires que l'on espérait faire éclater sous peu. En même temps, l'Allemagne n'était nullement pressée de payer l'indemnité due à l'Etat et aux particuliers par son brigandage. Des voix de plus en plus nombreuses s'élevèrent de partout, notamment de l'Angleterre, pour en exiger la réduction : cinquante milliards au plus en trente ans au moins ; c'est tout ce qui devait nous être accordé, disait M. Asquith, l'ancien chef de file de M. Lloyd George. Ce qui obligeait les Chambres à demander aux Français, par l'impôt, les milliards dont nous avions besoin pour le gouvernement et l'administration du pays et pour solder les intérêts de nos emprunts. De cette façon encore est entretenu maintenant et pour longtemps l'état d'esprit favorable à l'explosion de la révolution quand l'heure en sera venue.
Au-dessus de la Banque internationale, il y a la Synagogue. Un livre a été récemment publié en Angleterre L dont le Corres-
i. The Jewish Péril. Protocols of the Learned Elders on Zion, London. Eyre and Spottiswopde Ltd. East Harding Street, E. C. 4. in-8°, vi-95 pp.,
LA PAIX WILSONIENNE. 209
pondant du 25 mai a publié des extraits. En voici quelques-uns:
Nous créerons par tous les moyens possibles une crise économique universelle, avec l'aide de l'or, qui est entièrement entre nos mains. Simultanément, à travers l'Europe, nous ferons descendre dans la rue d'énormes foules d'ouvriers. Nous augmenterons les salaires, ce qui ne rendra pas les ouvriers plus heureux, car en même temps, nous élèverons le prix des choses de première nécessité... il est essentiel pour nous de déposséder l'aristocratie de ses terres. Pour atteindre ce but, la meilleure méthode est d'augmenter le taux de l'argent et les impôts. De cette manière, les intérêts des propriétés terriennes seront aussi amoindris que possible.
... Nous devons savoir confisquer la propriété sans aucune hésitation, si par là nous pouvons obtenir l'asservissement des peuples et pour nous le pouvoir...
... Par de nouvelles lois, nous réglerons la vie politique de nos sujets, comme s'ils n'étaient que les rouages d'une machine. Ces lois réduiront graduellement toute l'indépendance et toutes les libertés des Gentils... Il est essentiel pour nous de faire en sorte que en dehors de nous, il n'y ait plus dans tous les pays qu'un immense prolétariat, qui constituera une armée et une police toutes dévouées à notre cause... »
C'est bien toujours le plan qu'Israël s'est tracé pour arriver à dominer le monde, à se soumettre le genre humain.
2/6 net. Ce livre est attribué au « Professeur Nilus », acte écrit en Russie en 1905 ; la copie de l'original est au British Muséum. Il porte la date du 16 août 1906.
Les Pourquoi de la Guerre mondiale. — III
Note complémentaire.
Une lettre de Mgr Tikhens, patriarche de Moscou et de toute la Russie, donne une idée du sort que le bolchévisme réserve à l'Europe s'il venait à triompher. Cette lettre a été publiée par le Times. Une foule de documents ont confirmé l'horreur des faits qu'elle dénonce. En voici quelques-uns :
Au monastère de Kotlass, tous les moines furent fusillés. A Perm, l'archevêque Andronik fut enterré vivant. L'archevêque Vassili, ayant protesté, fut coupé en morceaux.
Actuellement, on connaît les noms de vingt-trois évêques martyrisés dans des conditions de sauvagerie inouïe. Aux uns, ils ont arraché les yeux, aux autres la langue, quelques-uns furent crucifiés.
Mgr Tykhone, archevêque de Voronèje (qu'il ne faut pas confondre avec le patriarche), a été cuit vivant dans une immense chaudière. Tous les prêtres de son diocèse étaient réunis sur le lieu de son supplice, et lorsque l'archevêque eut rendu le dernier soupir, ils furent contraints de boire l'eau de la chaudière...
Il faut ajouter que, par haine de la consécration sacerdotale, à tous ces prêtres on arracha la peau des mains en la retournant comme un gant.
Conçoit-on que l'Angleterre, dans l'intérêt de son commerce, se soit mis en pourparlers et même en négociations avec les représentants d'un tel régime? Et ce qu'il y a de plus humiliant pour elle c'est que les bolcheviks repoussaient plusieurs de ses propositions. Ils mettaient même dans leurs réponses des impertinences aussi fortes que celles-ci :
1° Le gouvernement des Soviets est trop heureux de constater le nou veau revirement qui porte aujourd'hui le gouvernement britannique à témoigner une sollicitude imprévue à l'égard de la paix en Europe orientale ;
3° L'immixtion de l'étranger n'a pas été utile aux Soviets pour con dure la paix, comme ils l'ont déjà fait avec trois Etats voisins [il s'agit de
la Géorgie et de la Lithuanie]. Ils s'en passeront tout aussi bien pour traiter avec la Pologne ;
4° La proposition anglaise relative à l'armistice mentionne « une prétendue Ligue des nations », que le gouvernement de Moscou ignore, car on n'a jamais daigné l'aviser de son existence;
6° Le gouvernement de Moscou se montrera d'autant plus généreux que les masses ouvrières polonaises seront appelées à travailler au maintien de la paix en collaboration avec les autres prolétariats. [Ceci est une invite à la révolution bolchéviste en Pologne] ;
7° Le gouvernement des Soviets espère que les négociations commencées avec celui de Londres n'en continueront pas moins sur la base du 1er juillet et de la réponse russe du 7. Il ne voit que des inconvénients à greffer sur cet élément primitif des questions nouvelles qui risquent fort de faire obstacle au rétablissement des relations de bonne amitié entre le peuple anglais et le peuple russe.
En réponse, M. Lloyd George, après avoir présidé la séance du cabinet, s'est contenté de demander à Moscou de nouvelles explications.
Avant d'entrer dans ces pourparlers, Londres aurait dû se souvenir que les bolchévistes avaient failli perdre la cause des Alliés en permettant à l'Allemagne de donner l'assaut avec toutes ses forces au front occidental en mars 1918.
D'ailleurs les Allemands ont toujours exprimé l'espoir que cet immense réservoir d'hommes, de soldats, presqu 'inépuisable, que constitue la Russie, serait à leur disposition pour la prochaine guerre.
Cet espoir, Bismarck, dans ses Mémoires, y a fait allusion plus d'une fois avec un mélange de crainte autant que de convoitise. Dans sa correspondance, souvent pleine d'aigreur avec Gortchakoff,, ou au sujet de Gortchakoff, on devine cette pensée : « Ah ! si nous pouvions encadrer ces masses asiatiques — car le Russe, à ses yeux, est un Asiatique — avec nos officiers et sous-officiers allemands! » Von Jagow, au début d'août 1914, exprimait une pensée analogue.
L'obstacle géographique et militaire de la Pologne, une fois levé, devaient se dire toutes les Puissances, comment empêcher l'étroite collaboration de l'Allemagne et de la Russie?