‹ Les pourquoi de la guerre mondialeChapitre 87 sur 146 · PRÉVISION · texte numérisé non relu

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doit croire pieusement que saint Michel est préposé à la conduite de la chrétienté et principalement du royaume de France. »

Ce serait donc vers la France qu'il faudrait porter le regard pour connaître le peuple, l'Israël qui a porté l'audace à un point que la langue ne saurait exprimer, qui a commis le crime que la mort seule peut expier. Ce crime, déjà nous l'avons signalé dans le Livre premier et nous avons alors dit qu'il appelait la peine de l'extermination. Ce crime, c'est I'Apostasie. Il a dit à Dieu que sa place n'était plus chez lui, il l'a fait disparaître de sa constitution et de ses lois. Il a poussé plus loin cette audace impie et sacrilège, — la langue ne fournit point de mots pouvant élever l'expression à la hauteur du forfait — il a fait des lois pour extirper de l'âme des enfants, la foi en Dieu,la connaissance et le nom même de Dieu, pour que, dans la suite de ses générations, la France ne connaisse plus Dieu, soit séparée de Dieu à jamais. Voilà le crime des crimes, qu'aucun nom ne peut qualifier, Infandum scelus ; le crime qui ne peut s'expier que par la mort, morte piandum. La grande loi, la loi ordinaire de la Providence dans le gouvernement des peuples, c'est, en principe, avons-nous dit, la loi du talion. Comme les nations font à Dieu, Dieu fait aux nations. Le nouvel Israël a voulu effacer Dieu, ce et moi je veux effacer sa mémoire du souvenir des hommes ». Cessare faciam ex hominibus memoriam eorum... Diœi ubinam sunt? C'est la sentence prononcée dans le testament de Moïse 13.

L'apostasie de la France devait amener une guerre qui affligerait tous les peuples, car tous les peuples se sont livrés à l'apostasie, une guerre qui, de soi, devait être une guerre d'extermination.

Cette guerre, c'est la Prusse qui l'a déclarée, qui l'a entreprise dans le but avoué d'enlever à toutes les nations leur personnalité, de les absorber toutes. C'est ce que ses maîtres ont dit au monde. Déjà, lors de leur première invasion, Guillaume s'exprimait comme Attila à sainte Geneviève, quand il écrivit à la reine Augusta : « Dieu nous a choisis comme instrument de sa volonté ». « Entendez-vous, dit Mgr Pie : ils ont été les exécuteurs et les instruments de la volonté divine, » la verge de sa justice, comme Assur envoyé pour punir Israël.

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