‹ Les pourquoi de la guerre mondialeChapitre 96 sur 146 · Oratio. Y · texte numérisé non relu

Oratio. Y

selon que les temps, les lieux et les circonstances le permettent. David l'avait prévu et l'avait prédit. L'Esprit-Saint le fit assister à l'entrée de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans le ciel au jour de l'Ascension. Et il entendit le Père dire à l'Homme- Dieu : Sede a dextris meis, donec ponam inimicos tuos scabellum pedum tuorum. Il était donc annoncé que la malice de la Synagogue pourrait s'exercer contre l'œuvre du divin Rédempteur, et il était aussi annoncé qu'arriverait un temps où il y serait mis fin par une intervention divine, donec ponam. Cette intervention, grâce incomparable à nulle autre grâce, est celle qui mettra fin à l'aveuglement des Juifs et à leur endurcissement, celle qui les convertira en masse et les amènera aux pieds de leur Roi, le divin Rédempteur de tous les hommes, gentils et juifs.

En attendant, le chef-d'œuvre de la Synagogue sous ce rapport fut la création de la Franc-Maçonnerie. Nous avons montré plus haut les rapports qui existent entre les deux sectes, nous n'y reviendrons point, si ce n'est pour faire cette observation.

Après l'ère des persécutions, les Juifs donnèrent à leur haine un autre cours. Déjà le judaïsme s'était introduit dans l'Eglise même pour y porter le trouble et la division par l'hérésie. Ce fut l'œuvre de Simon le Mage, des Gnostiques, de Manès et de ses adhérents ou de ses émules. Ce fut l'œuvre de tous les hérésiarques, non pas qu'ils aient été tous de race juive, mais tous ont suivi ses inspirations.

Comme en tout ce qui appartient à l'humanité, il faut distinguer dans la Franc-Maçonnerie le corps et l'âme. Son âme est bien celle de la Synagogue depuis le déicide, la haine de Notre- Seigneur Jésus-Christ et de son Eglise, haine dont les Juifs 6 animèrent toutes les hérésies plus ou moins suscitées par eux au

6. Les fils de Juda et de Benjamin, honteux sans doute des taches dont le nom juif était couvert, le répudient. C'est cependant leur vrai nom. L'histoire les a nommés Juifs, Judœi, parce que le patriarche Juda, fils de Jacob, fut leur père et qu'ils sont les dispersés du royaume de Juda.

Les autres tribus formèrent le royaume d'Israël. Que sont devenus les Israélites, c'est-à-dire le mélange des dix tribus et des étrangers dont se composait ce royaume ? On ne le sait.

Les Pourquoi de la Guerre mondiale. — III 17

cours des siècles. Le corps, c'est-à-dire la société secrète des Francs-Maçons telle qu'elle existe de nos jours.

D'où vient et que signifie le nom qu'ils se sont donné? Il semble indiquer que l'embryon en a été formé au sein des corporations ouvrières. Ils ont pris les insignes de l'une d'elles ; l'équerre, le compas et autres instruments leur servent encore d'enseignes. Mais la société secrète connue de nos jours sous ce nom a-t-elle été vraiment constituée de maîtres et compagnons du bâtiment, ne leur est-elle pas antérieure ou postérieure, cela n'est point clair.

Il y avait bien au XIVe siècle des tendances fâcheuses au point de vue religieux dans les corporations ; les Juifs en profitèrentils pour édifier une Eglise nouvelle succédant à l'arianisme, au manichéisme, etc. ? Mais cela ne nous dit pas pourquoi la secte a voulu être ainsi appelée et prendre ces insignes de préférence à d'autres.

Il a été donné de cette énigme plusieurs explications. En voici une qui a le mérite d'avoir été fournie par un F.*., le Grand Inspecteur Brimont. Elle fut découverte à la Bibliothèque Nationale :

« Maçon signifiait autrefois, comme il signifie encore de nos jours : constructeur, tailleur, poseur de pierres, homme occupé à bâtir une maison, un édifice, depuis le sous-sol jusqu'au comble. Les insignes que nous avons adoptés sont les outils des maçons ouvriers, le triangle, dont les trois points ne sont qu'un signe abréviatif représentant l'espace occupé entre les angles : le compas, le niveau, le fil à plomb, la truelle et le tablier.

» Tout cela ne laisse aucun doute sur la provenance du mot maçon et il n'y a pas à discuter à cet égard.

y> Quant au mot franc, qui précède celui de maçon, il n'en est pas de même, et il est facile de se tromper sur son étymologie.

» Le mot franc, en maçonnerie, ne signifie pas franchise, loyauté, homme franc, homme droit d'esprit. On pourrait supposer cette théorie en raison des principes de notre ordre, mais il ne nous appartient, ainsi compris, qu'au moral ou au figuré peut-être, mais non dans la véritable origine et acception du mot ; franc veut dire simplement quitte de toutes charges, de toute redevance, qui ne paie point, tandis que la généralité ou

majorité paie ; c'est une origine qui se rapporte à une coutume financière et non à un principe de morale.

» Voilà l'explication du mot maçon et surtout du mot franc, explication qui se trouve confirmée par l'histoire proprement dite de la maçonnerie spéculative que nous pratiquons aujourd'hui. »

Ainsi donc le mot « franc » appliqué aux Maçons des sociétés secrètes, ne marque point, de l'aveu d'un Maître, la franchise, la loyauté, mais l'affranchissement de ce sectaire, en tant que faisant partie de la secte, des charges auxquelles sont soumis les autres mortels. Il est à remarquer que de nos jours encore le gouvernement exempte le Grand Orient et les Loges des obligations auxquelles sont soumises les autres associations.

Mais cette « franchise » va plus loin. Le Franc-Maçon se considère comme libre, comme affranchi des devoirs envers Dieu et il se donne la mission d'en affranchir tous les hommes.

Quant au mot « maçon », il doit être ici interprété, non comme « constructeur », mais comme « démolisseur ».

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