EXPLICATION DE LA PLANCHE U
N° 1. Cristallisation obtenue par l'évaporation d'une goutte d'eau de pluie. Premières gouttes tombées à Paris le i®' juillet 1870 et recueillies à 4*^ 35'" du soir, a, cubes pyramides.
Poussières de l'air.
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N*^ 2. Eau de pluie du 8 juillet 1870. Cristallisations observées sur les bords d'une goutte évaporée à sec.
N** 3. Cristaux obtenus par Tévaporation à sec de Teau de neige tombée à Paris le 12 janvier 1876. a, b, cristaux assez rares.
N** 5. Formes diverses observées dans plusieurs préparations : a, cubes; b, octaèdres (?); c et d, prismes droits à base hexagonale vus dans deux positions différentes; e, f, prismes obliques.
N°4 . J'ai tenté de reproduire artificiellement ces cristallisations des eaux météoriques. J'ai recueilli des poussières atmosphériques, et, les lavant à l'eau distillée, j'ai examiné au microscope une goutte de l'eau de lavage évaporée à sec ; les formes que j'ai observées et que j'ai dessinées dans cette figure diffèrent sensiblement des précédentes.
N^ 6. J'ai mieux réussi par l'évaporation d'une dissolution très-étendue de nitrate d'ammoniaque. Les formes a, bj c, d, rf' rappellent sensiblement celles qui se produisent par l'évaporation des eaux météoriques. Les cristaux en croix n'ont pu être formés que très-imparfaitement (e, f)y même en additionnant au préalable la solution d'une petite quantité de gomme ou de dextrine.
Corpuscules contenus dans la grêle, — Les chutes de grêle ne sont pas fréquentes dans les régions où j'ai fait mes expériences; elles sont en
outre si soudaines et si promptes qu'il n'est pas toujours facile de recueillir les premiers grêlons. Voici les curieux résultats d'une observation faite au commencement de 1876.
PL I, n^ 6. — Grêle du jeudi 9 mars 1876.
a, algues diverses; b, infusoires divers; quand je les ai vus, ils étaient sans mouvement; c, corpuscules organisés sphériques; e, corpuscules trèsabondants, animés d'un fort mouvement de trépidation. J'appelle surtout l'attention sur de curieux globules sphériques d, d'une transparence complète, et qui étaient constitués d'une substance ayant l'apparence gélatineuse. Le liquide s*étant évaporé, pendant l'évaporation je vis un de ces globules g se contracter (g^') sous le contact d'un petit corpuscule pierreux. Je rapprocherai cette observation de ce fait singulier que mentionne Ehrenberg :
Un administrateur de la pharmacie Heepen, près de Bielefeld, m'a appris que, le i4 janvier 1860, M. le D^ Stohimann avait recueilli une poussière brune dont la neige était chargée. L'ayant examinée au microscope, il y trouva, à côté de petits cristaux. en quartz, des animalcules vivants de forme sphérique, dont les plus grands avaient la grosseur d'une lentille. Ce n'étaient pas des infusoires ; je n'en fus pas moins saisi d'étonnement, à l'idée d'êtres organiques, vivant dans la neige fondue (^).
Corpuscules contenus dans l'eau de rosée. — J'ai examiné au microscope des gouttes de rosée
(') Bericht iiber die zur Bekauntmachung geeigneten F'erhandluitgen der Kônigl Preuss. Jkademia der Wissenschaften zu Ber" Un, 18G0.
recueillies sur un brin d'herbe, ou formées artificiellement au moyen d'un mélange réfrigérant placé dans un tube de verre ; j'ai encore employé l'éther à travers lequel je faisais passer un courant d'air.
Les gouttelettes de rosée qui se condensent à la surface du tube, dont la surface a été préalablement nettoyée avec soin, sont placées sur une lame de verre et soumises à l'inspection microscopique. Les expériences ont été faites le malin à Sainte- Marie-du-Mont, dans le courant de juillet 1876.
Voici les substances que j'y ai rencontrées sous un grossissement de 5oo diamètres, et que j'ai classées méthodiquement dans la PL III,