LES SER1I0?<S DD FUTUR AUTEUR DE FRAY GERUNDIO
écarts d'imagination de sa jeunesse, et prêcha avec cette éloquence, ce zèle, ce véritable esprit chrétien qu'il devait plus tard travailler à renouveler chez les orateurs sacrés (1;. »
Un autre historien de la littérature espagnole, Ticknor, dit que, sans atteindre l'abondance et la fervente onction des Léon et des Grenade, les sermons d'Isla n'eussent assurément pas été indignes de la chaire espagnole, au temps même de ces illustres écrivains {'2). Si l'on se rappelle que nous n'avons pas en langue espagnole un seul sermon proprement dit de Louis de Léon, ni de Louis de Grenade, on voit à quel rang honorable ce jugement place le P. de Isla parmi les orateurs sacrés de sa patrie.
(1) llorvàg, Bi/jliohca ji'sii'itico-e.*p., ms. t. Il, f» TJ. 2) Ti.k.i... ll,,i,.,,n,I..Ui literatura esp. t. IV, ch. ii, p. nfi.