INTRODUCTION XVII
qui je dois exprimer ma profonde gratitude pour la bienveillance qu'il a témoignée à mon essai. Près de quiconque a abordé les études hispaniques, le nom de M. Alfred Morel-Fatio me dispense de rien ajouter.
Il faut bien l'avouer, l'Espagne, qui a tant occupé et souvent passionné nos pères, n'attire que malaisément aujourd'hui notre attention. Le P. de Isla naissait en 1703, à l'époque où il n'y avait plus, à ce qu'il parait, de Pyrénées. Les temps sont bien changés depuis lors, si bien, qu'un travailleur qui dirige ses recherches de ce côté-là sent le besoin de s'en expliquer, j'allais dire de s'en excuser.
Dans ses dernières Études sur l'Espagne, l'écrivain que je nommais tout ;ï l'heure constate cette indifférence et tâche à raviver chez nous le goût éteint des choses de l'Espagne (1). Dans l'introduction de son Essai sur Quevedo, M. K. Mérimée exprimait délicatement les mêmes regrets (2).
Je n'ai pas qualité pour me faire l'écho do ces doléances autorisées, mais je serais heureux de contribuer humblement à réaliser le vœu qu'elles contiennent ; et, pour cette fois, de révéler à quelques
(1) A. Uorel-Patio, Études rur l'Espagne, première série . Paris, 18t8, p. VIII.
(S) E. Vlériuiép, Et$ai tur la vie et les œuvres de Franciieo de Quevedo PtrU, Hic«rJ, (886. lalruducUoo.