‹ Les précieuses ridicules; comédie. Nouv. éd., conforme à l'éd. originale, avec les variantes, une notice sur la pièce, le sommaire de Voltaire, un appendice et un commentaire historique, philologique et littéraireChapitre 103 sur 155 · Voy. ci-dessus, p. 120, n · texte numérisé non relu

Voy. ci-dessus, p. 120, n

les portraits; je ne vois rien de si galand que cela.

MASCARILLE

Les portraits sont difficiles, et demandent un esprit profond. Vous en verrez de ma manière, qui ne vous déplairont pas.

CATHOS

Pour moy j'aime terriblement les énigmes.

MASCARILLE

Cela exerce l'esprit, et j'en ay fait quatre encore ce matin, que je vous donneray à deviner.

MAGDELON

Les madrigaux sont agréables, quand ils sont bien tournez.

MASCARILLE

C'est mon talent particulier, et je travaille à mettre en madrigaux toute l'histoire romaine*.

MAGDELON

Ah! certes, cela sera du dernier beau, j'en retiens un exemplaire au moins, si vous le^ faites imprimer.

MASCARILLE

Je vous en promets à chacune un, et des mieux

1. On a vu dans ceci un trait contre Benserade, qui mit en rondeaux les Métamorphoses d'OviDE ; cet ouvrage ne parut qu'en 167«>, dix-sept ans après les Précieuses. M. Livet (édit. des Précieuses, p. 113) cite, à ce sujet, un passage de Sorel {Connaissance des livres, 1671, p. 89), où il est question d'un poète extravagant» qui vouloit mettre les conciles en vers alexandrins et l'histoire romaine en madrigaux ». D'après la date de son livre, Sorel n'a fait sans doute que se souvenir de Molière. D'autre part, on lit dans Tallemant des RÉAUX (t. VII, p. 510) : « Un François nommé La Fosse, qui est au service du Grand-Duc, traduit Tacite en octaves, a

i. Var. « Si vous les. » (1734.)

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