Voy. ci-dessus, p. 116, n
5. « Quatrième partie d'une aune. » (Académie, 1694.) L'aune valait lni,20.
6. Phrase relevée par Somaize (p. :fLi), qui met « plus loin » au
1C2 LES rrxECIEUSES RIDICULES
MASCARILLE
Attachez un peu sur ces gants la reflexion de vostre odorats
Ils sentent terriblement bon.
CAÏHOS.
Je n'ay jamais respiré une odeur mieux conditionnée^.
MASCARILLE
Et celle-là^ ?
MAGDELON
Elle est tout à fait de qualité^; le sublime en est touché délicieusement .
Heu de a si haut» et traduit par : « Je n'ai jamais vu personne qui s'ajustât mieux que vous. » L'expression, en somme, n'a rien de ridicule.
1. La phrase toute entière est relevée par Somaize (p. LVi). — D'abord pièce de l'armure, les gants étaient devenus une partie essentielle du costume élégant. Au dix-septième siècle, les plus estimés étaient ceux d'Espagne, de Rome, de Gènes, de Blois, de Vendôme, de Grenoble; selon Tabbé Jaubert (cité par Ed. Fournier, Livre commode des adresses, t. II, p. 32), pour qu'un gant fût bon et bien fait, il fallait que trois royaumes y eussent contribué, « l'Espagne pour en préparer la peau, la France pour le tailler et l'Angleterre pour le coudre ». Les élégants portaient des gants de « cuir de poule », faits avec l'épiderme de la peau de chevreau. On les parfumait à la frangipane.
2. Phrase donnée par Somaize (p. ii), qui traduit « mieux conditionnée » par « meilleure ».
3. Les éditions de 1682 et de 1734 ajoutent ici ce jeu de scène : Il donne à sentir les cheveux poudrés de sa perruque. — L'usage de la poudre en France datait du seizième siècle : Henri III s'en servait, mais seulement pour parfumer ses cheveux, sans changer leur couleur. Sous Louis XIII, on vit un moment à la mode la poudre de fleur de farine, première apparition de la poudrure dite à frimas, qui devait reparaître au dix-huitième siècle, en 1703, et durer jusqu'à la Révolution. L'auteur des Lois de la galanterie (IX, p. 11) recommande de « quelquefois se faire laver la tête ou la dessécher avec de bonnes poudres ». Il ne s'agit donc ici que d'un parfum.
4. C'est-à-dire élégante, noble; voy. plus haut, p. 154, n. 2.
5. Ces deux expressions, une odeur a de qualité » et « le sublime », sont relevées par Somaize {Dict., p. XLii et xliii), qui traduit a le sublime » par « le cerveau »,