‹ Les précieuses ridicules; comédie. Nouv. éd., conforme à l'éd. originale, avec les variantes, une notice sur la pièce, le sommaire de Voltaire, un appendice et un commentaire historique, philologique et littéraireChapitre 35 sur 155 · Scène XI · texte numérisé non relu

Scène XI

(Je soi\anle-clix ans. Aussi ne le garda-t-il pas longtemps : il mourut le 26 mars 1660.

Il (ut remplacé par du Parc, mari de l'actrice citée plus haut, et qui, après avoir créé le rôle de Gros-René, dans le Dépit amoureux, en avait pris le nom. Tout difTérent de Jodelet, gros et rond-, d'un comique jovial et en dehors, il ne fit pas regretter le vieil acteur, auquel l'âge avait, sans doute, enlevé partie de ses qualités. En annonçant ia mort t;t le remplacement de celui-ci, Loret disait :

Dudit acteur les compagnons,

Quoiqu'ils se soient frottés d'oignons,

N'ont pas pleuré cette disgrâce 3-,

Car Gros-René vient à sa place,

Homme trié sur le volet,

Et qui vaut trois fois Jodelet*.

« En ce cas, remarque E. Despois, le passage où Mascarille parle de la mine chélive du vicomte aurait pris un sens ironique assez plaisant^. »

11 se pourrait qu'avant de succéder à Jodelet, Brécourt eût joué l'un des porteurs de chaise, le premier, celui dont le langage menaçant décide si vite Mascarille à s'exécuter. On lit, en effet, dans la Vengeance des Marquis : a L'on pourroit encore contrefaire ce gros porteur de chaise des Précieuses, lorsqu'il joue un rôle sérieux^. » Or, on ne voit guère que Gros-René à qui cette désignation puisse s'appliquer. Sa carrure le rendait très propre à l'effet qu'il devail produire sur Mascarille ^

Il serait trop long d'énumérer les comédiens de talent qui

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