‹ Les précieuses ridicules; comédie. Nouv. éd., conforme à l'éd. originale, avec les variantes, une notice sur la pièce, le sommaire de Voltaire, un appendice et un commentaire historique, philologique et littéraireChapitre 5 sur 155 · Ci-après, p. 32 et suiv · texte numérisé non relu

Ci-après, p. 32 et suiv

3. Quinze sous au parterre, c'est-à-dire pour les places les moins chères; un écu sur le théâtre, c'est-à-dire aux places les plus recherchées. Le registre de La Grange porte pour cette représentation (édition de la Comédie-Française, p. 13) « à l'ordinaire, 15 sous au parterre ».

4. Ceci nous parait établi par E. Despois, Œuvres de Molière, t. II, p. 11 à 13.

5. Au dix-septième siècle, dans toutes les troupes de Paris, l'un des comédiens remplissait les fonctions adorateur; il en fut de mêm» à la Comédie-Française jusqu'en 1793. « L'orateur a deux princi-

et préparé l'efFet de cette petite comédie sur laquelle il devait pourtant compter beaucoup. Cependant, la première recette fut de 533 livres ', chiffre assez élevé, mais, comme on le verra, bien inférieur à celui de la seconde. Les originaux visés par Molière avaient de puissants amis. Dès le lendemain de la première représentation , la pièce était interdite; c'est ce que nous apprend un ami des Précieuses, ennemi déclaré de Molière, et dont nous aurons l'occasion déparier encore, Somaize^, qui écrivait, en 1661, dans son Grand Dictionnaire historique des Précieuses : « Les Précieuses seront de nouveau inquiétées, en l'an 1659, par où elles l'avoient été quelque temps auparavant, c'està-dire parce que leur nom servira une seconde fois à attirer le monde dans le cirque des Grecs, comme auparavant dans celui des Ausoniens. Grand concours au cirque pour y voir ce que l'on y joue sous leurs noms. — Elles intéresseront les galants à prendre leur parti. Un alcôviste de qualité interdira ce spectacle pour quelques jours. Nouveau concours au cirque, lorsqu'elles reparaîtront ^. » On ne sait pas autre

pales fonctions. C'est à lui de faire la harangue et de composer l'affiche... Le discours qu'il vient faire à l'issue de la comédie a pour but de captiver la bienveillance de l'assemblée. Il lui rend grâces de son attention favorable, il lui annonce la pièce qui doit suivre celle qu'on vient de représenter, et l'invite à la venir voir par quelques éloges qu'il lui donne.... Le plus souvent il le fait court et ne le médite point; et quelquefois aussi il l'étudié quand ou le Roi, ou Monsieur, ou quelque prince du sang se trouve présent.... Il en use de même quand il faut annoncer une pièce nouvelle qu'il est besoin de vanter. L'affiche suit l'annonce et est de même nature; elle entretient le lecteur de la nombreuse assemblée du jour précédent, du mérite de la pièce qui doit suivre, et de la nécessité de pourvoir aux loges de bonne heure, surtout lorsque la pièce est nouvelle et que le grand monde y court. » (Chappuzeau, le Théâtre français, 1674, liv. III, chap. xLix, Sur Chappuzeau, voy. ci-après, p. 44, n. 2.)

Les affiches de théâtre étaient imprimées en rouge ou en noir, suivant qu'elles annonçaient le spectacle du jour ou celui du lendemain. Voici le texte d'une affiche rouge de la troupe de Monsieur récemment retrouvée, et publiée par M. Ch. Nuitter dans le Moliérisle (1er juillet 1880) : « Les Comédiens de Monsieur frère unique DU roi. — Nous ne vous donnerons pas une mauvaise nouvelle, en vous apprenant que nous représenterons l'Héritier ridicule ou la Dame intéressée de Monsieur Scarron avec Gorqibus dans le sac. Vous aurez sujet d'être satisfaits. — C'est au Petit-Bourbon, à deux heures. »

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