PORTEUR
Payez nous donc, s'il vous plaist, monsieur.
MASCARILLE
Hem*?
incorrecte dans la langue du dix-septième siècle. Voy. Chassano, Gr. fr., par. 298 et 290. Molière dit encore {Ec. des Maris, I, 2) :
J'ai vonln, qu'elle ait vu les belles compagnies.
1. De l'italien facchîno, portefaix. Employé d'abord en français dans son sens propre, il finit par désigner un' homme de rien, ridicule et bas. Molière le prend ici dans cette dernière acception, mais la première existait encore au dix-septième siècle ; ainsi Scarrox (Rom. com., I, 18, 1631): « Un tas de faquins qui attendent sur le port ceux qui viennent par eau. »
2. L'expression « imprimer ses souliers en boue » est relevée par
SOMAIZE {DiCt., p. XLIIl).
"3. L'invention des chaises à porteurs i-emontait déjà assez haut. La reine Marguerite, femme de Henri IV, fut la première qui s'en servit; mais ces chaises étaient découvertes et incommodes; elles eurent peu de succès. En 1617, Pierre Petit, capitaine des^ gardes, obtint pour dix ans un privilège de chaises, qui furent aussi bientôt abandonnées. Enfin, en 1637, un aventurier, ÎSouscarrière, marquis de Montbrun, rapporta d'Angleterre un modèle de chaises couvertes et confortables et se fit donner, lui aussi, un privilège, qu'il exploita en société avec Mme de Cavoye, femme du capitaine des gardes de Richelieu. La mode les adopta aussitôt : « Vous pouvez, disent les Lois de la galanterie (VIII, p. 9), pour le plus sûr, vous faire porter en chaise, dernière et nouvelle commodité si utile, qu'ayant été enfermé là-dedans sans se gâter le long des chemins, 'l'on peut dire que l'on en sort aussi propre que si l'on sortoit de la boîte d'un enchanteur; et comme elles sont de louage, l'on n'en fait la dépense que quand Ton veut, au lieu qu'un cheval mange jour et nuit. » Le même opuspule nous apprend (p. 58) que, malgré le privilège de Montbrun, on pouvait avoir des chaises à soi. Voy. Quicherat, Hist. du costume, chap. XXIII, p. 506. — Selon Somaize p. XLiii),^ les Précieuses appelaient les porteurs de chaises « des mulets baptisés ».