scène vin
GAUDIN, DUMOUFLARD*, portant un sac de nuit, puits FULBERT. GAUDIN, entrant par le fond avec Dumouflard.
Entrez, mon cher Dumouflard, nous voici arrivés... Ah ! ça fait du bien de rentrer chez soi !
DUMOUFLAHD.
Vous avez une charmante habitation...
GAUDIN
Oh ! c’est gentil ! nous vivons là bourgeoisement, en famille. D’abord, je vous ai prévenu, nous sommes des gens tout ronds.
DUMOUFLARD.
C’est ainsi que je les aime... un maître de forges, un industriel n’a pas de prétentions aux belles manières.., et si mademoiselle votre nièce désire tout simplement épouser un honnête homme...
GAUDIN
Vous lui plairez... j’en réponds!... (Fulbert sortant de la salle à manger et parlant à la cautounade.)
FULBERT
Le café !... oui, madame, tout de suite !...**
GAUDIN, à Dumouflard.
Ah ! c’est mon domestique... un pataud...
FULBERT, l’apercevant.
Tiens !... c’est monsieur!...
CAUDIN.
Bonjour, mon garçon!... Ah! ça, a-t-on un peu pensé à moi, ici?...
FULBERT
Ah ! monsieur !... chez les cœurs généreux, le souvenir est un diamant que l’absence ne saurait oxiderl...
GAUDIN
Qu’est-ce qu’il chante?...
DUMOUFLARD, à part.
Diable!... pour un pataud!...
GAUDIN
Voyons, où est ma femme, ma nièce?...
FULBERT
Ces dames déjeûnent avec ces messieurs.
GAUDIN
Quels messieurs?
FULBERT
Des. fantaisistes... des natures dantesques!...
GAUDIN
Dantesques !... qu’est-ce qu’ils vendent?
* Gaudin, Dumouflard.
** Fulbert, Gaudin, Dumouflard.
Digitizëd by GoogI