INTRODUCTION
Si j'ai voulu mettre en lumière l’œuvre des précurseurs de la véritable astrologie, c’est à cause de l’attitude prise par certains critiques modernes (négateurs ou novateurs), d’ordinaire mal renseignés sur « l'astrologie scientifique » telle que je l’ai définie : renonçant — et pour cause — à réfuter celle-ci, ils voudraient la représenter comme positivement « étrangère » à l’astrologie soi-disant « traditionnelle », qu’ils ignorent d’ailleurs à peu près totalement, — faute de pratique le plus souvent pour pouvoir la comprendre.
Nous avons été tellement envoûtés depuis trois siècles par le dogme officiel de l” « absurdité » de l'astrologie, que la plupart n’osent encore se résoudre à marcher sur la voie d’une rétractation. D’où cette tendance équivoque, parmi les nouveaux adeptes, — astrologues sans le savoir ou sans l’avouer (1), — de continuer à traiter l’astrologie ancienne de « chimérique », tout en voulant démontrer son bienfondé avec un langage modernisé. Pour discuter avec logique et impartialité la « tradition », 1l faut commencer
par passer en revue les œuvres des savants les plus éminents qui l’ont défendue et utilisée tels que Ptolémée, Saint Thomas d'Aquin, Képler, Gauric et Morin de Ville-
(1) Voir L'influence astrale et les probabilités, chap. 111; Les objections contre l’astrologie, chap. xx.