ES
franche. Cela suppose, bien entendu, qu’on connaît déjà
assez l'astrologie scientifique et sa méthode rationnelle
pour pouvoir émettre des jugements fondés. Il est vrai à
qu’on peut retenir ce qu’on veut de la tradition! et Bouché- Leclercq en a donné l’exemple en écrivant son livre sur L’Astrologie grecque (1). Mais il ignorait totalement le
côté scientifique de la question en jeu. Dans ses 658 pages de documentation stérile sur les absurdités anciennes, il
n’a retenu de la tradition que ses données les plus suspectes et ses apparences les plus bouffonnes, en faisant un complet silence sur son côté sérieux (qu'à vrai dire il ne soupconnaît même pas), et c’est pourtant le seul qui intéresse la
science (2).
Il y a donc bien des façons d’envisager la tradition,
et le faux traditionalisme & trompé les adeptes tout autant que leurs détracteurs. Cependant, en bonne logique il n’y a qu’une seule manière de comprendre l’étude de la tradition dans un sens utile et sérieux : c’est non seulement d’extraire des plus savants auteurs anciens ce qu’ils présentent de commun comme données, mais aussi de dégager de leurs œuvres les principes généraux et les règles que l'expérience moderne peut montrer d'accord avec le bon sens scientifique.
Il ne s’agit pas ici d’étudier la tradition à titre de doctrine à enseigner et de règles divinatoires à recueillir, mais à titre de recherche historique sur la science ancienne,
et cela dans le but de savoir avant tout ce qu’elle peut
renfermer de vrai.
(1) Leroux, édit. Paris.
(2) Voir mon étude sur Ptolémée dans Saint Thomas d'Aquin et
l’influence des astres (Alcan, édit. Paris).
as
À ce point de vue, on peut dire que l’étude de la tradi- tion est une étude nouvelle sur laquelle bien peu paraissent avoir des idées nettes encore. Pour la bonne raison que la tradition n'avait Jamais encore été jugée à travers une astrologie rationnelle et démontrable, et qu'il faut, en outre, une assez longue expérience des thèmes de nativité | pour être à même de l’apprécier, — ce qui met difficilement son étude à la portée des débutants, d’ordinaire enclins aux opinions trop hâtives.
Or, nous allons voir que la tradition ainsi étudiée et
comprise a déjà un fonds solide qu'il serait indigne d’un homme de science de mépriser. Les analyses qui suivent en sont la preuve, et les références indiquées permettront au lecteur d'étendre ses recherches historiques bien au delà du cadre que je me suis fixé ici (1). Toutefois, je ne conseille à aucun lecteur d’aborder l’étude de l’astrologie par celle de la tradition. Car il est très probable que les deux lui resteraient incompréhensibles.
Le mieux est de commencer par interroger directement la nature sur beaucoup d’exemples, en partant, comme je l’ai indiqué, des définitions et données qui s'imposent au bon sens (2), ce qui permet aussi bien de marcher dans les voies nouvelles que de vérifier les règles anciennes,
Afin de bien poser la question et de pouvoir juger la tradition à sa valeur, il est indispensable de s’entendre sur
(1) J'ai traité la question de la:tradition à diverses reprises déjà } notamment dans « l’astrologie nouvelle et l’astrologie ancienne » (Préface de la 3€ édit. de Langage astral).
(2) Voir principalement Langage astral et Tables des positions planétaires.
courant déjà à de Pasiologi ons peut done a
AP me rs de Pme