FRA ANGELICO
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cences gothiques n'apparaissent plus guère que dans les baldaquins surmontant les figures des docteurs de l'Église.
Les costumes témoignent aussi de préoccupations archéologiques, quelque grande que soit d'ailleurs l'inexpérience de l'artiste. L'empereur Décius est drapé à la romaine : il est vrai que sous sa chlamyde on aperçoit une cuirasse rappelant celle des condottieri du xve siècle plutôt que la « lorica » antique. Mentionnons encore, à l'extrémité du sceptre de Décius, la petite statuette représentant une divinité païenne. Une fois du moins dans sa vie, Fra Angelico aura sacrifié aux faux dieux.