‹ Les précurseurs de la RenaissanceChapitre 95 sur 132 · T. IV, p · texte numérisé non relu

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3. « Un bellissimo vaso di terra antiquissimo mi mostrô stamattina detto messer Zaccheria [Barbero], el quale nuovamente di Grecia gli è stato mandato : e mi disse che se '1 credessi vi piacessi, volentieri ve lo manderebbe, con due altri vasetti pur di terra. Io dissi che mi pareva proprio cosa da V. M., et tandem sarà vostro. Domattina faro fare la cassetta, e manderollo con diligenzia. Credo non ne abbiate uno si bello in eo génère : è presso che tre spanne alto e quattro largo. » (Lettre du 20 juin 1491 : Prose volgari inédite e poésie latine e greche édite e inédite di Angelo Ambrogini Poliziano, éd. I. del Lungo. Florence, 1867, p. 81.)

LAURENT LE MAGNIFIQUE igl

Naples. Musée1. Camées. — N° i. L'Éducation de Bacchus. Le dieu, monté sur un lion que conduit une nymphe, est soutenu par une des Nysiades. Plus loin, on voit la nymphe Nysa assise sur un rocher. Niccolo. Cette pièce, ainsi que toutes les suivantes, porte l'inscription lavr. med. 2.

N° 2. Hippolyte revenant de la chasse. Le jeune héros, assis, caresse son chien. Près de lui deux femmes causant, probablement Phèdre et sa nourrice. Niccolo.

N° 3. Néréide sur un triton. Niccolo.

N° 5. La Dispute de Neptune et de Pallas. Dans le bas on voit un Il (?), qui est peut-être la signature de Pyrgotèle. Niccolo. Beau travail. Copié par Donatello. Gravé ci-contre.

N° 6. Dédale et Icare. Deux femmes, probablement Pasiphaé et Diane Dictine, personnifiant la ville de Crète, regardent les fugitifs. Niccolo.

N° 7. Vénus sur un lion conduit par Y Amour. Niccolo.

N° 8. Bacchus et Ariane sur un char traîné par deux Psychés; un Amour tient les rênes, un autre pousse le char. Niccolo oriental. Copié par Donatello dans un médaillon du Palais Médicis. (Gravé ci-contre.)

N° 17. Combat de coqs dans le cirque. Deux Amours assistent au combat; l'un déplore sa défaite, l'autre applaudit à son triomphe. Niccolo d'agate.

N° 18. Hercule et Omphale. Niccolo.

N° 19. Tête d'Omphale élégamment coiffée. Sardoine. N° 20. Bacchus, accompagné de Silène et de Cupidon, découvre Ariane endormie dans File de Naxos. Fragment. Niccolo. N° 21. Trois amours menuisiers. Niccolo oriental. N° 48. Faune portant l'enfant Bacchus. Niccolo oriental. N° 5i. Satyre et faune. Fragment. Niccolo. N° 56. Faune et bacchante. Niccolo.

N° 57. Centaure. Sardoine. Pièce magnifique. (Copié par Donatello.)

1. Nous avons dressé cette liste à l'aide des notes prises à Naples par M. L. Courajod, que nous sommes heureux de pouvoir ici remercier publiquement de son obligeance.

2. Nos numéros se rapportent au Guide général du musée de Naples, publié par M. J. Monaco, Naples, 1878.

N° 59. Vénus, assise, tenant le petit Cupidon sur ses genoux. Sardoine.

N° 124. Le Supplice de Marsyas. Niccolo.

Intailles. — N° 21 3. Le Supplice de Marsyas. Cornaline. (Gravé cicontre.)

N° 219. Persée tenant la tête de Méduse. Signé AIOSK (Dioscorides). Cornaline.

N° 229. Thétis et un triton. Cornaline. N° 248. Le Char du Soleil. Cornaline.

Le Musée de Naples possède en outre la fameuse « Tazza Farnese », avec la tête de Méduse (voy. ci-dessus, p. 182, 1 8 3 . )

Paris. Cabinet de France. — N° 2299. Apollon et Marsyas. Dans le champ on lit : lavr. med. Cornaline. H., 40 mil!.; L., 3o mill.1. Copie du xve siècle, d'après l'original du Musée de Naples.

— ■ Collection de AI. le baron Davillier. Deux coupes d'environ o'",25 de diamètre, reposant sur un petit pied qui va en s'élargissant vers la base pour retenir une monture qui n'existe plus, et qui ressemblait probablement à celle d'une des grandes coupes conservées au musée des Offices. Les deux coupes portent la même inscription, assez profondément gravée : lav. r. med. L'une d'elles, un peu plus épaisse que l'autre, mais beaucoup plus belle, est incontestablement antique; elle offre une autre particularité encore, c'est que le rebord n'a pas le petit ourlet que l'on remarque sur l'autre; elle est en jaspe rouge antique, transparent dans de certaines parties. La seconde, d'une matière un peu différente (jaspe fleuri de Sicile), semble avoir été faite du temps de Laurent. — Toutes deux ont été achetées à Bologne 2.

1 . Chabouillet, Catalogue général et raisonné des camées et des pierres gravées de la Bibliothèque impériale, Paris, 1 358, p. 317. Il existait en outre au siècle dernier, en 1737, à Paris, un camée représentant l'entrée de Noé dans l'arche, et une calcédoine orientale, portant tous deux l'inscription lav. med. D'après Mariette, le camée était traité dans le goût des portes de bronze du Baptistère. Quant à la calcédoine, sur laquelle était gravé Y Enlèvement du Palladium, le savant amateur français y voit une copie de la fameuse cornaline de Dioscoride. L'Entrée de Noé dans l'arche fut achetée dans la suite par un Anglais, le comte Carlisle. (Traité des pierres gravées, t. II, p. 417, et Condivi, Vita di Michelangelo Buonarroti, éd. de 174*"), p. 80, 101, et éd. de 1828, note de Gori, p. 120.)

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