F.-R. MARTIN. 5P
siècle, était aussi une publication précieuse à cette époque où les textes anciens étaient des plus rares.
De i8o5 à 1827, Martin avait eu le temps d'étudier une littérature qu'il ne connaissait pas probablement lorsqu'il composa ses fables et ses contes en patois. Ses études sur les troubadours n'influèrent pas cependant sur son style ni sur son orthographe, à en juger par quelques poésies inédites que contient son second recueil. Martin est resté avant tout un poète local. Les lauriers de l'abbé Favre, le joyeux prieur de Celleneuve, qui a eu et qui garde encore à Montpellier une vogue si étonnante, l'ont plus séduit que ceux des troubadours. Il a étudié ces derniers en historien plutôt qu'en poète, et sa Chrestomathie, qui contient des textes en prose et en vers embrassant plusieurs siècles, a dû lui fournir les éléments d'un travail important pour l'idiome languedocien : nous voulons parler de son Dictio7i7iaire 7?iontpelliéraî7i-français . Ce travail, aussi considérable que précieux, est encore inédit. Il est aujourd'hui la propriété de la Société des langues romanes de Montpellier, qui en a fait classer les cartes, et qui le publiera sans doute quelque jour. C'est M. le docteur Noulet, de Toulouse, l'historien et le bibliographe des patois du Midi au xvni*" siècle, l'éditeur de las Jqyas ciel Gay Saber, qui a fait à la Société de Montpellier ce don important. La bibliothèque de cette Société possède en outre de Martin un petit vocabulaire bayonnais ^