‹ Les précurseurs des félibres, 1800-1855Chapitre 5 sur 42 · CHANSON DES TROUBADOURS · texte numérisé non relu

CHANSON DES TROUBADOURS

Maintenant que vient de naître La saison des amours, Que Fagneau revient paître.

Aimez, jeunes bergers.

Le ruisseau qui murmure.

Les oiselets, les fleurs.

Tout dit, dans la nature.

Aimez, rien n'est si doux.

Une jeune bergère Est une tendre fleur

Quezéfir, sus Perbetta, Espélis d'un poutou ; Se la voulés poulida, Pourras y léu la man ; La troubàres passida, S'esperàs à deman.

Proufita, pastourella, Deis jours de toun printens ; Plai dessan que sies bella, Aima, quand n'es lou tens :

L'aiguetta que murmura, Leis ausselets, las flous, Tout dis, dins la natura, Aimas, rès n'es tant dous^

Que zéphyr sur Therbette Fait éclore d'un baiser; Si vous la voulez jolie.

Cueillez-la bien vite ; Vous la trouverez flétrie, Si vous attendez à demain.

Profite, pastourelle.

Des jours de ton printemps ; Plais tandis que tu es belle, Aime, quand c'est le temps.

Le ruisseau qui murtnure, Les oiselets, les fleurs.

Tout dit, dans la nature, Aimez, rien n'est si doux.

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