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C’est aux botanistes que revient l'honneur de nous avoir légué les premières notions de l'élément cellulaire. La cellule (cellula, cella, petite cavité), élément anatomique par excellence,fut d’abord étudiée chez les végétaux adultes.
En 1665, Robert Hooke, physicien anglais, examina au microscope une fine tranche de liège. Il venait de perfectionner le microscope découvert par Hans et Zacharias Janssen et, n'ayant pas pour but l'étude des végétaux, essayait seulement son appareil (1).
Il figura néanmoins ce qu'il venait de voir, c’est-àdire des cavités distinctes et dont il comparait assez bien l’assemblage à un gâteau d’abeilles : « Little boxes or cells distinct from one an other and separated by solid walls ». Tout entier à l'étude de son microscope, Hooke ne comprit pas l’importance de sa découverte. Il voulut prouver le perfectionnement de son appareil, n'attachant à cette cellule qu'il dessinait et qu’il nommait aucune valeur morphologique.
Nehemia Grew et Marcellus Malpighi entrevirent bientôt la signification de ces cellules. Le premier les appelle vésicules, le second utricules. Tous deux livrent un assaut de communications à la Société royale de Londres. Le corps des végétaux est formé de cellules disent-ils ; « utriculis seu sacculis horizontali ordine
locatis », dit Malpighi.
1. Physicien, mathématicien, architecte, il devait faire adop ter son plan de reconstruction lorsque,après l’incendie de 1666 quinze mille maisons de Londres eurent été anéanties.
En 1671 Grew publie son Anatomy of vegetables.En
1675 paraît l’Anatomia plantarum de Malpighi ; en 1682 The anatomy of plants de Grew.
Nous voyons done nettement posée par ces deux auteurs la question de la structure des végétaux, et déjà, elle a fait un grand pas. Nous aurons l’occasion de revenir un peu plus loin sur la conception de Grew.
À la mème époque d'autres noms, dans lé domaine zoologique, doivent être cités : ce sont ceux d’Hartsœæker (1674), de Leeuwenhoek, le premier de ces amateurs qui, dit Carus, ne dénandent au microscope qu'un tranquille amusement ; enfin, de son élève Louis Ham. | |
En 1759, Gaspard Frédéric Wolff étudie les tissus jeunes et trouve dans les embryons: des plantes et des animaux des sphères vésiculeuses, les cellules. Wolff devenait, de ce fait, le fondateur d’une science nouvelle : l’'embryologie. if,
A partir de cette époque les observations se multiplient. Fontana écrit, en 1781, son Traité sur le venin de la vipère. Il trouve, dans l’épiderme de languille, le noyau, « corps oviforme, pourvu d’un tache en son milieu » et nous reconnaissons le nucléole dans cette description de Fontana. Nous lui devons, d'autre part, les premiers essais d’histochimie, car il eut l’idée de faire agir sur ia cellule les alcalis, les acides et les couleurs végétales telles que le sirop de violette.
En 1787, Cavolinii Mémoria sulle generazioni dir Pesci et dei grauchi, étudie le noyau contenu dans l’ovule des poissons. à