‹ Les prédicants protestants des Cévennes et du Bas-Languedoc, 1684-1700 (volume 2)Chapitre 106 sur 334 · LAPIERRE ET GAZAN DANS LE HAUT-LANGUEDOC · texte numérisé non relu

LAPIERRE ET GAZAN DANS LE HAUT-LANGUEDOC

Esaïe, LUI, 11.12. Dans son discours, il avait déclaré que ceux qui étaient entres à l'église, ou y avaient porté leurs enfants, ne seraient admis à la Table Sainte, dressée devant lui, qu'après une réparation publique de leur faute. La nuit du 25 au 20 septembre enfin, le même « M. Lapierre, de Lasalle », prêchait à la grange Galibert, sous le villagede Calmon, dans la plaine de Mazamet. 87 personnes «qui n'avaient point fait abjuration», prirent la Gène.

Bàville, pour faire entendre son ultimatum du 18 novembre, à Castres comme dans les Cévennes et dans le Bas-Languedoc, condamna huit des communautés coupables à o,300 livres d'amende, prononça par contumace seize condamnations à la potence, et envoya le 18 décembre quatre hommes aux galères'.

Le 29 décembre, une autre assemblée se réunissait à Saint- Amans Villemagne2.

Il semble que Lapierre soit alors une dernière fois revenu dans le Bas-Languedoc. Quant à Gazan, il ploya, comme Daniel Bas. Dès les premiers jours de février 1C98, il était en Suisse '.

Brousson et Olivier, qui ne voulaient pas céder, « prirent la route du Bouergue >:, comme le dit la Belation circonstanciée de l'un des compagnons qui suivit Bas à Genève. Mais s'ils s'acheminèrent vers Millau, ce fut sans doute pour s'arrêter aux environs de Meyrueis, car Brousson, peu après, était encore dans les Cévennes.

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