Voir nos P. J. La lettre nest pas datée
.'13i LES PHÉDICANTS PROTESTANTS
encore au registre du Consistoire de l'Eglise. Roman écrivit au l>;ts : « Je promets devant Dieu et l'assemblée, de prêcher la Parole de Dieu, et de conserver la Discipline de l'Eglise réformée de France .
Le pasteur demeura donc dans la paroisse que les Etats Généraux de Hollande lui avaient assignée. En 170G il était au service à la fois des 171 Vaudois de Waldensberg, et des paroissiens de Wâchtersbacb, et recevait, comme ministre d'une communauté vaudoise, une pension de l'Angleterre1. Il prêchait le matin du dimanche, expliquait l'après-midi le catéchisme, en une sorte tle prédication, et prêchait encore le mercredi soir. Deux fois par semaine, chez lui, il réunissait les adolescents qui voulaient se préparer à prendre la Cène. Quand l'Eglise manqua de régent (en 1708', trois heures par jour, il fit la classe aux enfants de la communauté2. Matin et soir, les fidèles se groupaient pour la prière en commun, que le régent, d'ordinaire, prononçait après le chant d'un Psaume. Ce n'était pas là une coutume française, et Roman essaya de se dispenser de paraître à cette dévotion. L'Eglise le lui reprocha. Elle tenait à « celte prière journalière du matin et du soir, pratiquée dans les N'allées depuis le temps des apôtres, et continuée depuis lors »3.
Roman avait reçu 24 demi-arpents de terre, qu'il défricha et cultiva lui-même, comme le faisaient ses paroissiens, non sans quelques débats relatifs à l'arrosage de ses prés ou à l'entretien de son bien'. Il avait, à son arrivée, un enfant ; six autres lui naquirent à Waldensberg. Leur mère mourut le 29 décembre 1713 en donnant le jour à une dernière fille. Roman, quelques jours plus tard, présentait ses vœux de nouvelle année au Comte et à la Comtesse. Il leur annonçait son deuil, et leur demandait d'être les parrains du nouveau-né'. Le pasteur lui-même mourut le 3 avril 1715, âgé seulement de 47 ans. En sept semaines, quatre de ses enfants le suivirent dans la tombe. Un ancien.