GAZAN ET DU MOULIN
boutons] et des amandes, pour montrer qu'il peut fructicheurer [Du Moulin a écrit: rendre fructueuses] en bonnes œuvres les âmes les plus terribles, et les plus indisposées à son service l.
Un autre sermon 2 sur le Le Jugement, et les livres de Dieu, proclamait « qu'au livre de la Providence de Dieu il n'y a point d'effaceurs ». Un autre encore *, sur Le flux des années, dépeignait la brièveté et la misère de la vie, et le lac [pour laps] du temps, dans le même langage savoureux : « Notre vie est comme une chandelle que le vent souille devant qu'elle soit consumée à demi. Aussi les maladies, les guerres, les excès, les accouchements, les naufrages, tranchent le fil de la vie humaine devant qu'il soit dévidé à demi ». Un dernier, enfin, sur Le Sommeil de Jésus pendant la tempête '', et sur la sécurité du croyant au milieu de la persécution, s'adaptait expressément à l'Eglise du Désert. Gazan l'avait recopié eu certains endroits avec moins de servilité que les précédents. 11 avait, par exemple, supprimé une phrase à laquelle il ne trouvait point d'application 5, et omis quelques images trop rudes à son gré '.
Le prédicant avait sans doute reçu des Cévennes mêmes, les Décades de l'ancien professeur de Sedan. Un autre sermon lui était venu de plus loiu. Nous avons retrouvé dans son dossier, copié de sa main, une prédication prononcée en Hollande,
1. Plus loin Gazan copie : « Où est le corps mort, la semblent des ailles [s'assemblent les aigles]. »